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Santé

Précarité étudiante : où se procurer des protections hygiéniques gratuites ?

©olvius/Shutterstock

La lutte contre la précarité menstruelle gagne du terrain en France, notamment pour les étudiantes. Tour d’horizon des aides disponibles pour un accès plus égalitaire aux serviettes et tampons hygiéniques. 

Alors que l’Ecosse est devenu en 2020 le premier pays au monde à rendre les protections hygiéniques gratuites, des initiatives émergent en France pour lutter contre la précarité menstruelle. Il s'agit de la difficulté d'obtenir des protections périodiques par manque de moyens. Un sujet encore tabou, et qui touche pourtant de nombreuses femmes. Selon l’association Règles élémentaires, 2 millions de Françaises sont victimes de précarité menstruelle.  

Pour faire face à fléau, des dispositifs ont été mis en place, comme la distribution gratuite de produits de protection hygiénique féminine dans certains collèges et lycées mais aussi dans les universités. 

Des distributions de protections gratuites pour les étudiantes 

Le 28 février 2021, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé la gratuité des protections périodiques pour toutes les étudiantes. 7% d'entre elles se déclaraient en précarité menstruelle selon une étude de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), publiée en 2019. Cette mesure a été appliquée dès septembre 2021 pour les étudiantes de l’enseignement supérieur avec la mise en place de 1 500 distributeurs financés par la CVEC (Contribution de Vie Etudiante et de Campus). Cette opération est menée par le CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires) et les associations étudiantes qui veillent à ce que toutes les universités, résidences universitaires et sites de restauration soient équipés de distributeurs gratuits de protections hygiéniques. 

Concernant les alternatives réutilisables c’est une autre histoire... Bien que l’existence d’une distribution de cup, serviettes et culottes lavables au sein d’universités engagées contre la précarité et sensibilisées à la crise écologique existe, elle reste minoritaire. Le prix de vente des protections réutilisables est plus élevé. Il faut compter une dizaine d’euros pour une serviette et une vingtaine d’euros pour une culotte. Ce coût est toutefois rapidement amorti après quelques cycles. 

Depuis 2018, la LMDE, mutuelle des étudiantes, rembourse également à hauteur de 20 à 25 euros ses adhérentes qui utilisent tampons, culottes de règles, cup ou encore serviettes hygiéniques. Une première dans l’Hexagone.  

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