Abonnez-vous

à toute l'info durable !

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Santé

La végétalisation des villes augmente l'espérance de vie

Les espaces verts améliorent la santé et le bien-être, ils atténuent le stress et cette étude leur attribue même la capacité de diminuer le risque de mort prématurée.
©Yasemin Olgunoz Berber/Shutterstock

Selon une étude parue le 21 novembre, les espaces verts réduiraient les risques de mortalité prématurée, notamment dans les villes.   

Durant les épisodes caniculaires de l’été dernier, on louait les bienfaits de la végétalisation contre les îlots de chaleur en ville. Mais apporter de la verdure en zone urbaine aurait d’autres effets positifs, notamment sur l’espérance de vie. C'est ce que met en évidence une étude, publiée le 21 novembre par la revue The Lancet Planetary Health : les espaces verts réduisent le risque de mortalité prématurée.

Cette étude compile neuf publications déjà existantes sur le sujet et s’appuie sur un échantillonnage de huit millions de personnes à travers sept pays différents (Espagne, Italie, Suisse, Canada, États-Unis, Australie et Chine). Suivie de manière continue durant plusieurs années, l’exposition aux espaces verts des sujets de l'étude est mise en relation avec leur état de santé et les différentes causes pouvant provoquer la mortalité prématurée.

Cette évaluation a été possible grâce à un indice, le Normalised Difference Vegetation Index - ou NDVI -, qui se base sur l'analyse d’images satellites permettant de cibler les espaces de verdure de manière efficace : "Le calcul du NDVI pour un pixel d'une image satellite résulte toujours en un nombre allant de -1 à +1. Un score de 0 indique l'absence de feuilles vertes, +1 indique la plus haute densité possible de feuilles vertes et -1 indique la présence d'eau", précise l’étude. Selon le Barcelona Insitute for Global Health, à l'origine de l’étude, ces résultats fournissent "des preuves solides" quant au lien entre l’augmentation de la verdure autour des maisons et la réduction de la mortalité prématurée. Selon l’institut, l'étude met en évidence "une réduction de 4 % de la mortalité prématurée par tranche de 0,1 de la note de végétation, à moins de 500 mètres de la résidence".

David Rojas, chercheur à ISGlobal ainsi qu’à l’Université d'État du Colorado et premier auteur de l’étude, se félicite : "Il s’agit de la synthèse la plus vaste et la plus complète à ce jour sur les espaces verts et la mortalité prématurée". Il espère que les politiques sauront s’en saisir pour augmenter la part de verdure en ville et ainsi "améliorer la santé publique".

Vous avez apprécié cette information ? Pour nous permettre de préserver notre indépendance et vous proposer des contenus toujours plus nombreux et rigoureux, vous pouvez soutenir notre travail. 

Si vous avez une minute et 1€, cela peut faire la différence pour nous. Merci ! #TousActeurs.