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Canada : Montréal veut interdire 36 pesticides dont le glyphosate

Montréal devient la première métropole canadienne à interdire le glyphosate.
©Jackie Hutchinson /Unsplash

Le 19 août, la mairie de Montréal a déposé une proposition pour interdire 36 pesticides, dont le glyphosate, dans la ville. C'est la première métropole du Canada à proposer une telle initiative.

La ville de Montréal prend les rênes de la lutte contre les pesticides. Le 19 août, la métropole québécoise a déposé une proposition pour bannir 36 insecticides et pesticides à la vente et à l’exploitation sur son territoire, y compris pour les activités agricoles. Ces pesticides, qui incluent notamment le glyphosate, sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens et de développer des risques de cancer.

Ce projet d’interdiction fait de Montréal la première métropole au Canada à interdire le glyphosate sur son territoire. Cette décision s’explique par la spécificité des compétences des villes au Québec. Celles-ci ont le droit de légiférer sur les pesticides, à condition que les décisions ne soient pas plus permissives que les lois de la province. La ville de Montréal avait reçu un avis favorable de juristes avant de prendre sa décision, conformément à la loi sur les compétences municipales. 

"Les effets néfastes des pesticides sur la santé sont de plus en plus documentés. […] Il n'y a aucun risque à prendre avec la santé des Montréalaises et des Montréalais et le fait de passer à l'action aujourd'hui confirme notre volonté d'assurer la santé de toute la population et de la biodiversité montréalaise", a déclaré la mairesse de la ville, Valérie Plante, dans un communiqué. "Nous sommes déterminés et fermement engagés à créer des milieux de vie plus sains et durables dans lesquels les générations futures grandiront en santé".

Un geste politique pour inciter à agir dans le pays

Initialement prévu pour 2019, ce règlement doit être adopté par la mairie lors de la session du 27 septembre, afin de le faire appliquer dès le 1er janvier 2022. Les amendes encourues pour l’achat et l’utilisation de ces pesticides iront de 500 à 1000 dollars canadiens pour une personne physique, et 1250 à 4000 dollars pour une personne morale. 

Les pesticides qui ne font pas partie de la liste devront quant à eux être utilisés uniquement dans des cas exceptionnels. Les entreprises commerciales devront justifier d’un permis annuel obligatoire avant de pouvoir utiliser quelque pesticide que ce soit. La distance minimale d’épandage est également fixée à 50 mètres des portes et fenêtres d’habitations. 

Les pesticides interdits à la vente dans la métropole québécoise restent toutefois encore disponibles à l’achat dans la plupart des villes voisines. L’interdiction d’utilisation est également limitée aux activités extérieures, mais reste autorisée pour celles à l’intérieur, notamment l’extermination des nuisibles comme les punaises de lits et les fourmis charpentières dans les logements. L’objectif affiché de la ville est d’effectuer un geste politique marquant pour inciter à agir au niveau provincial et fédéral contre les pesticides.

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