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INFO PARTENAIRE

Le mensuel Ecofi de septembre

©DR romanakr/Pixabay

La Fed restara prudente

La propagation rapide du variant Delta laissait craindre un débordement des services sanitaires qui n’a pas eu lieu, pour le moment. Malgré cette quatrième vague, l’activité économique ne semble pas trop souffrir, à en juger par le maintien à un niveau très élevé en zone Euro et aux EtatsUnis. Ce n’est donc pas une surprise si la Réserve fédérale (Fed), rassurée il est vrai par les fortes créations de postes, a commencé à préparer les esprits à une réduction de ses achats de titres dès cette année. Cette clarification de la Fed, largement anticipée par les marchés obligataires, a facilité le retour d’un sentiment positif sur les marchés actions.

Avec un variant Delta deux fois plus transmissible que la souche originelle du Sars-CoV-2, le risque était grand de voir rapidement un débordement des services d’urgences médicales. Cette situation aurait conduit les autorités à réimposer des mesures de confinement plus strictes. Cependant, à en juger par la forme affichée des indicateurs avancés, l’activité économique ne semble pas trop souffrir de la propagation rapide du variant Delta. L’explication de ce paradoxe est l’existence du vaccin. En effet, plusieurs études ont montré qu’il existait une relation inverse entre le degré de vaccination d’un Etat et le nombre de nouveaux cas. Ainsi, avec la hausse des cadences de production et l’arrivée de nouveaux vaccins d’ici la fin de l’année, nous ne tablons plus sur des scénarii de "lockdowns" généralisés comme en 2020.

Dans ces conditions, rassurés par les perspectives d’activité, les banquiers centraux vont commencer à préparer les esprits à un retrait progressif des mesures de stimulation monétaire. Même si des banques centrales ont déjà commencé à réduire leurs achats de titres (Canada), tous les regards étaient tournés vers Jackson Hole. Sans être innovant, le président de la Fed s’est contenté de répéter des propos que lui ou d’autres membres de son institution avaient déjà dit auparavant. Si le signal est clair sur la réduction des achats de titres d’ici la fin de l’année, le message reste flou quant au chronogramme sur la remontée des taux directeurs. Le spectre d’un durcissement monétaire, pourtant justifié par la forte dynamique de l’économie et de l’inflation, est repoussé a minima en 2023. Ce scénario a plu aux investisseurs qui, rassurés par le ton prudent de Jerome Powell, se sont laissés emportés par un sentiment positif en dépit du chaos afghan.

Dans ces conditions, rassurés par les perspectives d'activité, les banquiers centraux vont commencer à préparer les esprits à un retrait progressif des mesures de stimulation monétaire."

De façon intuitive, ce goût pour le risque en fin de mois a défavorisé les actifs jugés les plus sûrs comme les emprunts d’Etat. Cela n’a toutefois pas suffi pour effacer les pertes enregistrées depuis le début du mois d’août. Le dollar s’est ainsi apprécié (+0,5% sur le mois) contrairement aux matières premières (-6,9% pour le WTI, à 68,2 dollars). Cela ne suffira pas pour faire reculer les craintes sur un dérapage de l’inflation, surtout en Allemagne où les prix ont atteint un pic de 27 ans (à 3,9% sur un an). Les électeurs pourraient s'en souvenir lorsqu’ils iront glisser leur voix dans les urnes lors des élections législatives du 26 septembre prochain.

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