Abonnez-vous

à toute l'info durable !

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Dans cet espace, la rédaction d’ID n’exerce pas de droit de regard sur les informations disponibles et ne saurait voir sa responsabilité engagée.
INFO PARTENAIRE

Un engagement mondial pour tenter d’éliminer la pollution plastique

Shutterstock/Rich Carey

L’an dernier le monde a fabriqué 348 millions de tonnes de plastique contre seulement 1 million en 1950.

Le plastique est partout ! L’an dernier le monde a fabriqué 348 millions de tonnes de plastique contre seulement 1 million en 1950.

Depuis 1950, 6 milliards de tonnes de déchets plastiques se sont accumulées. La très grande majorité a été déversée dans la nature et a fini le plus souvent dans les océans. On estime que 86% des tortues marines, 44% des oiseaux et 43% des mammifères marins ont ingéré du plastique. Au total, 1,5 million d’animaux meurent ainsi chaque année.

Tout le monde a entendu parler du "septième continent" de plastique qui occupe 1,6 million de km² (3 fois la France) dans l'océan Pacifique entre Hawaï et la Californie, selon l'étude de l'organisation Ocean Cleanup publiée dans la revue Scientific Reports en mars 2018.

En France, seulement 26% des emballages en plastique sont recyclés, selon les données de l’éco-organisme Citéo. Presque la moitié sont valorisés et produisent de l’énergie quand 25% sont mis en décharge.

Une situation qui empire depuis janvier 2019 car la Chine - qui refuse de continuer à être la poubelle du monde - a considérablement durci ses conditions d’importation en relevant ses standards de qualité. La France, qui y envoyait 250 000 tonnes par an, et plus largement les pays européens, se retrouvent donc avec des tonnes de plastique non recyclés, faute d’usines pour les trier et les transformer.

Pour notre malheur, le plastique recyclé trouve peu de débouchés. Plusieurs entreprises comme Renault ou Schneider se sont engagées à en incorporer davantage dans leur production dans les années à venir. Mais cette pratique reste minoritaire car elle suppose l’utilisation de nouvelles machines de production, une amélioration des capacités du plastique recyclé ainsi qu'un assouplissement des normes, notamment dans le bâtiment.

La Fondation Ellen MacArthur a lancé une vaste coalition d'entreprises pour éliminer tout rejet de déchets plastiques dans les océans. En collaboration avec le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE), l’initiative « Engagement mondial de la nouvelle économie des plastiques » rassemble de grandes entreprises telles que Coca-Cola, L'Oréal ou Nestlé, soit environ 20% de l’ensemble des emballages plastiques produits dans le monde ainsi que des investisseurs et des asset managers gérant au total plus de 2 500 milliards d’actifs.

Le but est de parvenir, d'ici à 2025, à ce que la totalité des emballages plastiques soit réutilisée, recyclée ou transformée en compost.

En France, la vaisselle jetable en plastique devrait disparaître en 2020, si elle n'est pas biodégradable. Les sacs plastiques fins non compostables y sont déjà interdits depuis 2017. Une initiative qui fait écho à la proposition de la Commission européenne d'interdire les cotons tiges, pailles, mélangeurs à cocktails et tiges de ballons en plastique. Le 21 février 2019 le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, les deux ONG WWF France et Tara Expéditions ainsi que de nombreuses entreprises de la distribution et de l’agro-alimentaire ont signé le « Pacte national sur les emballages plastiques » avec le soutien de la Fondation Ellen MacArthur avec pour objectif que le plastique ne devienne jamais un déchet.

Chez Ecofi Investissements, la gestion des déchets constitue une des cinq thématiques majeures de l’analyse et de la notation Environnementale, Sociale et de Gouvernance et un sujet systématiquement abordé lors de nos dialogues actionnariaux avec les entreprises. C’est aussi une des six thématiques du fonds actions internationales Ecofi Enjeux Futurs.