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En bref

Label ISR : le gage d'un meilleur impact extra-financier ?

©wanpatsorn/Shutterstock

Selon le cabinet de conseil Axylia, les fonds Actions Europe labellisés ISR améliorent en moyenne de 14 % le score ESG du MSCI Europe.

L'explosion de l'offre de fonds étiquetés "durables" au cours des dernières années a fait naître le besoin pour les investisseurs de disposer de balises lisibles afin d'identifier les produits s'inscrivant réellement dans des démarches de progrès. Parmi ces dernières, le label ISR est sûrement la plus connue aujourd'hui : avec désormais près de 530 fonds labellisés pour plus de 200 milliards d'euros d'encours, le sésame lancé en 2016 par le ministère de l’Économie et des Finances s'est imposé dans le paysage des investisseurs en recherche de fonds responsables

Mais ce dernier est-il forcément synonyme d'un meilleur impact extra-financier des fonds par rapport à leur univers de référence ? A priori oui, selon le cabinet de conseil financier "spécialisé en Investissement Responsable et Altruiste" Axylia, qui a observé les notes de 82 fonds labellisés d’Actions françaises, européennes et de zone euro sur quatre indicateurs de durabilité proposés par Morningstar (score de durabilité, score ESG, risque carbone et pourcentage d'énergies fossiles).

Résultats : les fonds du panel améliorent en moyenne de 14 % le score ESG du MSCI Europe, détiennent en moyenne 12 % d’énergies fossiles, soit une réduction de 43 % par rapport à l’indice, et présentent un risque carbone inférieur de 23 %. "Bien qu’en moyenne les données d’impact soient encourageantes, l’analyse révèle de fortes disparités, nuance toutefois Axylia. C’est sur le pourcentage d’énergies fossiles que l’amplitude est la plus marquée et les choix les plus tranchés, de 0 à 21,87 %. Seulement 4 fonds de l’échantillon étudié n’ont pas d’énergies fossiles". 

"Le greenwashing n’est pas absent mais limité", poursuit le cabinet, alors que seuls 4 % de ces fonds affichent un score ESG inférieur à celui de l'indice, 13 % des émissions plus élevées et 14 % une part d'énergie fossile supérieure.

Entré en vigueur en octobre,  le nouveau référentiel du label oblige désormais les fonds à "apporter des éléments de preuve sur la qualité durable de leurs investissements en montrant qu’ils sont à tout moment meilleurs que leur univers d’investissement sur au moins deux indicateurs ESG".