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En bref

Trois banques européennes cessent de financer le commerce pétrolier en Amazonie équatorienne

BNP Paribas, Credit Suisse et ING auraient accordé environ 5,5 milliards de dollars de financements au commerce du pétrole entre l'Amazonie et les États-Unis entre 2009 et 2020.
©Kiev.Victor/Shutterstock

BNP Paribas, Credit Suisse et ING ont annoncé lundi 25 janvier la fin immédiate de leurs financements en faveur du commerce du pétrole issu d'Amazonie équatorienne. 

C'est une victoire importante pour les associations Amazon Watch et Stand.earth et, plus globalement, pour tous les défenseurs de la forêt amazonienne. Lundi 25 janvier, BNP Paribas, Credit Suisse et ING ont annoncé cesser immédiatement leurs financements en direction du négoce de pétrole provenant d'Amazonie équatorienne, selon un communiqué relayé par Reuters

"C'est la première fois que des banques commerciales mondiales adoptent des politiques qui excluent le financement des activités extractives dans la forêt amazonienne, s'est félicité Stand.earth. Ces engagements représentent la fin des principales sources de financement actuelles du commerce pétrolier amazonien, ces trois banques étant collectivement responsables de plus de 50 % des financements fournis au cours de la dernière décennie".

Selon un rapport publié en août par les deux ONG ces trois banques, ainsi que trois autres, étaient en effet accusées d'avoir financé le commerce de pétrole entre cette région et les États-Unis à hauteur de 10 milliards de dollars depuis 2009. Il pointait également du doigt la dissonance entre les promesses affichées par ces banques en matière de développement durable et le financement d'activités, "contribuant au changement climatique et ayant des impacts directs sur les peuples autochtones".

"Ces engagements sont un grand pas en avant et un signe que la communauté financière commence à s'attaquer aux violations des droits de l'homme et aux menaces à la biodiversité mondiale et à la stabilité climatique causées par le  développement pétrolier en Amazonie, a salué Tzeporah Berman, directrice des programmes internationaux chez Stand.earth.

Lors d'échanges tenus en décembre 2020 et révélés par l'association, les trois banques concernées dévoilaient déjà quelques détails sur les stratégies d'exclusion mises en place. "BNP Paribas a pris la décision, au niveau du Groupe, d'exclure de ses activités commerciales les exportations maritimes de pétrole de la région d'Esmeraldas en Équateur", annonçait ainsi la banque française. "Nos recherches sont en cours. En attendant, nous avons décidé de ne prendre part à aucun nouveau contrat pour le financement des flux commerciaux de pétrole et de gaz depuis l'Amazonie équatorienne", précisait de son côté ING, citée par Reuters