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Finance

ISR : focus sur 3 fonds "stars" de la thématique eau

©Sarah Fields Photography/Shutterstock

Porteuse de défis majeurs pour l'humanité et créatrice de valeur, la thématique de l'eau est aujourd'hui largement prise en compte dans les gestions ISR, et motive même les stratégies de certains fonds tels que BNP Paribas AQUA, Pictet-Water et RobecoSAM Sustainable Water. 

Qui ? 

 

Nicolas Bénéton (N.B) - Responsable Investissement Durable chez Robeco

 

 

 

 

Alexandre Jeanblanc (A.J)- Spécialiste des fonds environnementaux chez BNP Paribas Asset Management

 

 

 

Hervé Thiard (H.V) - Directeur général de Pictet Asset Management 

 

 

Quel(s) fonds ?

H.V : Pictet-Water a été lancé en 2000, avec pour idée première que plusieurs grandes tendances de très long terme soutiennent la thématique de l’eau. Il s’agit par exemple de la croissance démographique, de l’évolution de l’agriculture - avec de moins en moins de terres disponibles et la nécessité d’augmenter les rendements -, ou encore de la focalisation sur la santé, illustrée par des normes de plus en plus strictes à la fois dans les pays développés et émergents. Face à cette demande grandissante, il y a un stock d’eau qui est finalement très faible et autour duquel il y a une très forte activité, d’extraction, d’épuration, de distribution…. C’est un marché énorme, avec environ 900 valeurs cotées positionnées sur ce thème.

N.B : Au sein de la gamme de produits thématiques durables de RobecoSAM – 6 stratégies pour environ 4.5 milliards d’euros d’actifs au total – la stratégie RobecoSAM Sustainable Water se concentre sur les produits et services durables remédiant à la raréfaction des ressources en eau.

A.J : Il s’agit de BNP Paribas AQUA (FR), fonds de droit français ; c’est un fonds d’actions internationales qui a comme thème directeur l’accès à une eau de qualité pour le plus grand monde. Il est géré par IMPAX Asset Management, notre partenaire en matière de gestion environnementale.

Quelle stratégie d’investissement ?

A.J : Les sociétés en portefeuille doivent avoir au moins 20 % de leur chiffre d’affaires exposé à la thématique de l’eau. Plus explicitement, le monde de l’eau se décline en 3 secteurs, les infrastructures (entre autres, pompes, valves, robinets, tuyaux, systèmes d’irrigation), le traitement et l’efficacité (par exemple, filtres, purificateurs, décanteurs, instruments de contrôle des pollutions, objets connectés de mesure des flux) et les services aux collectivités (autrement appelées "utilities").

H.V : Pour construire le fonds, nous regardons l’ensemble des activités autour du cycle de l’eau et le champ est très large, entre les distributeurs comme Suez, Veolia ou American Water, les valeurs technologiques, qui permettent par exemple d’obtenir une eau plus pure - parmi lesquelles Thermo Ficher ou Ecolab -, ou encore les entreprises spécialisées dans la gestion des déchets et le recyclage. Pour Pictet-Water, nous allons privilégier des titres à haut degré de pureté par rapport au thème, c’est-à-dire dont le chiffre d’affaires ou le résultat est fortement corrélé à l’eau. Ensuite, nous allons regarder des critères d’analyse plus classiques comme la liquidité, la valorisation ou encore la qualité du management.

N.B : Notre univers de départ comprend environ 170 sociétés dont l’activité est en lien avec le marché de l’eau et qui respectent les principes de durabilité établis dans le cadre de la thématique : exclusions de l’eau en bouteille, de la production d’électricité de source hydraulique ou des acteurs ayant une exposition significative au charbon thermique. L’équipe de gestion cherche ensuite à identifier les meilleures opportunités de placement, c’est-à-dire des sociétés dont les modèles d’affaire de long terme apportent de la valeur socio-économique à l’ensemble des parties prenantes, qui bénéficient de barrières à l’entrée fortes sur leurs segments respectifs, et dont l’exposition aux mégatendances liées au développement durable ne sont pas correctement appréciées par le marché dans son ensemble. Le processus de gestion repose donc sur l’expérience et la stabilité des équipes d’investissement dont la recherche fondamentale intègre totalement les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) au travail d’analyse financière.  

Quel type de valeurs ?

N.B : Nous investissons dans plusieurs types d’activités liées au marché de l’eau : distribution efficiente, mesure et analyse de la qualité, compteurs intelligents, biens d’équipement et infrastructures, traitement, purification et désinfection… Le portefeuille est composé d’une soixantaine de titres d’entreprises internationales appartenant aux secteurs de l’industrie, de la santé ou des services aux collectivités.

Il est en effet important de conserver une bonne diversification que ce soit en termes d’activités ou d’implantations géographiques, tout en gardant en tête que plus du tiers du chiffre d’affaires global du portefeuille est réalisé dans les pays émergents qui sont en première ligne dans la résolution des enjeux cités plus haut. Selon l’échelle de risque du World Resources Institute, 17 états, regroupant à eux seuls un quart de la population mondiale -soit 1.7 milliards de personnes- sont placés à un niveau extrêmement élevé.  

A.J : Le portefeuille du fonds AQUA est composé de 50 à 60 entreprises sélectionnées parmi les 300 au niveau mondial qui ont au moins 20 % de leur chiffre d’affaires exposé à la thématique de l’eau. Par exemple, Agilent Technologies fournit des kits d’analyses aux laboratoires pour détecter dans l’eau la présence d’actif polluants, comme les pesticides ou les métaux lourds. Xylem propose des solutions de purification des eaux par application d’ozone. Georg Fischer propose des composants tels que des tuyaux, valves et joints afin d’optimiser les systèmes hydrauliques et de limiter les pertes.

Nous estimons que les opportunités liées au secteur de l’eau pourraient représenter 1 trillion de dollars dès 2025.

Quels objectifs ?

N.B : La thématique de l'eau est au cœur de l’Objectif de Développement Durable (ODD) numéro 6 de l’Agenda 2030 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». En plus de générer des rendements financiers attractifs, les investissements dans la chaîne de valeur du secteur de l’eau doivent donc également permettre de réduire les inégalités et d'améliorer la vie de milliards de personnes sur le plan sanitaire.

Les défis posés sont nombreux : ressources limitées dans un contexte où la demande mondiale dépasse déjà l’offre sous l’effet d’une forte croissance démographique et de l’urbanisation rapide des pays émergents, mais aussi nécessité d’amélioration de la qualité de l'eau potable, de son recyclage et de son approvisionnement. A titre d’illustration, on peut rappeler qu’aux Etats-Unis, ce sont chaque jour près de 23 milliards de litres d’eau qui sont perdus à cause de déficiences dans les infrastructures, ou encore relever que seulement 2,5% de l’eau présente sur terre est propre à la consommation.

Au-delà de la consommation individuelle, le secteur industriel représente près de 20% de la consommation totale. Les investissements doivent donc nécessairement se porter vers des gains d'efficacité pour une utilisation plus économique de l'eau (en amont), et le traitement des eaux usées (en aval). Mais la structure de la demande en eau fait clairement apparaître que l’enjeu principal se situe dans le secteur agro-alimentaire qui représente à lui seul les deux tiers de la demande globale en eau.  Il est facile de constater que la consommation de viande est positivement corrélée avec le revenu disponible et quand on sait que la production d’1 kilo de viande bovine nécessite près de 10 fois plus d’eau qu’1 kilo de céréales, l’élevage va nécessiter une évolution des modes de consommation et un développement de solutions innovantes à court terme. Nous estimons que les opportunités liées au secteur de l’eau pourraient représenter 1 trillion de dollars dès 2025.  

A.J : Afin de réussir à répondre aux problématiques de l’eau auxquelles nous faisons face, il faudrait que 500 milliards d’euros soient investis par an dans ce domaine. Les ressources en eau de la planète font face à des pressions considérables avec un écart croissant entre son offre et sa demande, ainsi que des préoccupations fleurissantes quant à la qualité de l’eau et à la stabilité des infrastructures hydrauliques dans le monde. L’objectif est donc d’investir dans des entreprises qui répondent à la fois à ces problématiques mais aussi à des attentes de performance. En outre, le thème de l’eau permet aussi d’investir dans les pays émergents.

H.V : Le grand projet de ce fonds est d’offrir une eau potable à tous au moindre coût. Il s’agit d’une ressource vitale pour laquelle nous n’avons pas encore trouvé de produit de substitution et dont la mauvaise gestion peut conduire à des problèmes sanitaires et économiques graves. Aujourd’hui par exemple, on estime que 10 % des maladies dans le monde sont liées à une eau de mauvaise qualité, et que 3 milliards d’individus seraient exposés à des polluants via l’eau qu’ils consomment. L’idée est donc la suivante : plus vous investirez dans cette thématique, plus vous favoriserez des entreprises qui travaillent à rendre l’eau plus accessible et de meilleure qualité.

Quels indicateurs d'impact ?

H.V : Au-delà du projet même du fonds, nous nous basons en particulier sur les « limites planétaires », définies par le Stockholm Resilience Institute, c’est-à-dire les limites à ne pas dépasser sous risque de provoquer des dégâts irréversibles pour les générations futures. Nous essayons ainsi de trouver des entreprises qui, par leur activité, se trouvent à l’intérieur de la « zone de sécurité » et qui vont aider les autres industries à revenir dans cette zone.

Une deuxième métrique mondialement admise est celle des Objectifs de Développement Durable : pour chaque valeur en portefeuille, nous calculons la part d’activité répondant à ces objectifs. Sans surprise, l’exposition la plus forte est celle à l’objectif 6 « Eau propre », suivi par les objectifs 14 « Vie aquatique », 11 « Villes et Communautés durables » et 12 « Consommation et production durables ».

À noter qu’il s’agit d’un fonds global, qui est à la fois présent sur les pays émergents, avec 20 % de chiffre d'affaires réalisé dans ces régions, et les pays développés, également très concernés par ces problématiques, avec pour exemple ce qu’ils se passe en Californie ou à Fint aux États-Unis. Aujourd’hui, une majorité des valeurs sont nord-américaines.  

A.J : De façon récurrente, environ 60% du chiffre d’affaires moyen du portefeuille se réfère à la thématique de l’eau, ce qui en fait, dans sa catégorie, un fonds relativement pur. En outre, la performance extra-financière du fonds AQUA se traduit dans les critères d’analyse suivants (en date du 31 décembre 2018) :

  • L’exposition du fonds aux controverses sociales est nulle par rapport à celle de l’indice de référence qui est de 11.61%.
  • 41.44% des sociétés du portefeuille BNPP Aqua sont signataires du Pacte Mondial des Nations Unies contre 37.55% pour l’indice de référence.
  • Un score de gouvernance sur 100 est aussi attribué sur les bases des analyses ESG de la BNP Paribas Asset Management, et le fonds BNPP AQUA possède une note de 66.68 contre 62.97 pour l’indice.
  • La part moyenne des métiers de l’environnement dans l’activité des sociétés en portefeuille est de 61% dans le fonds AQUA.

Le rapport extra-financier du fonds AQUA est accessible sur le site https://www.bnpparibas-am.fr/

N.B : Les ODD fournissent un cadre d’analyse commun à la génération d’un impact positif de portefeuilles d’investissement. Ainsi, d’après les objectifs n°6 « Eau propre et assainissement » et n°14 « Vie aquatique », nous avons calculé que pour un million d’euros investi, c’est 46 millions de litres d’eau qui sont distribués, 494 personnes qui ont accès à de l’eau potable ou encore 34,2 millions de litres d’eaux usées qui sont traitées.

Plus généralement, nous constatons que la stratégie Sustainable Water joue un rôle essentiel pour atteindre des objectifs sociétaux en lien avec plus de la moitié des 17 ODD ayant trait aux catégories « Besoins vitaux », « Planète saine » ou encore « Société durable ».

Quelle performance financière ?

A.J : BNP Paribas Aqua, pour ses parts Classic nettes de tous frais, enregistre des meilleures performances cumulées que son indice de référence, le MSCI World NR, censé représenter l’économie au niveau mondial. Ainsi, du 4 Décembre 2008 (date de lancement de la stratégie Aqua) au 30 Septembre 2019 BNP Paribas Aqua avait un rendement de 368.22% contre +273.63% à la même date pour son indice.

N.B : Depuis sa création (28/09/2001), le fonds a enregistré une performance annualisée de 9.29% (brut de frais de gestion3) à comparer à +5,86% pour son benchmark (MSCI World NR).

H.V : Depuis le lancement du fonds, nous sommes à plus de deux fois la performance du MSCI WORLD, soit 8,42 % en moyenne, alors que l’eau n’est pas à première vue une thématique à forte valeur ajoutée. Cela tient principalement à la dynamique autour de l’activité de l’eau, avec un chiffre d’affaires en croissance de 8 % par an.

Quelles perspectives ?

N.B : Les mégatendances telles que la croissance démographique, la raréfaction des ressources naturelles et les changements climatiques renforcent sans cesse les besoins d’investissements dans les domaines des infrastructures et des nouvelles technologies liées à l’eau pour l’agriculture et l’industrie.

Au carrefour de ces mégatendances, les pays émergents qui connaissent une urbanisation et un développement des classes moyennes très rapides avec une accélération des besoins en ressources seront donc en première ligne pour répondre à ces défis. Devant l’importance des projets nécessaires, le secteur privé a pris le relais des gouvernements, offrant donc autant d’opportunités d’investissements pour notre stratégie Sustainable Water soit dans des acteurs locaux, en Chine par exemple, soit dans des sociétés dont les produits et services qui sont destinés à ces régions du monde.  

Parmi les secteurs où nous avons identifié des potentiels de croissance particulièrement forts, nous pouvons citer, les innovations dans les techniques avancées d’osmose inverse ou de dessalement, le traitement et le recyclage de l’eau, ou encore les capteurs et systèmes intelligents pour analyser et surveiller la qualité de l'eau.

H.V : Il s’agit d’une problématique très pérenne, avec une population croissante et dont les besoins sont de plus en plus sophistiqués, en matière de nourriture par exemple, avec une alimentation toujours plus protéinée. On estime ainsi que la consommation d’eau augmente deux fois plus vite que la population.

Il y a également un fort phénomène d’urbanisation dont la dynamique va se poursuivre dans les prochaines décennies -70 % de la population mondiale devrait vivre en ville d’ici 2050- , et qui induit de nouveaux besoins en matière de transport, d’épuration… C’est donc une énorme industrie et nous sommes assez tranquilles sur ce thème.

A.J : L’essor de la population mondiale augmente mécaniquement les besoins en eau potable, d’autant plus qu’il s’accompagne d’une urbanisation croissante, particulièrement dans les pays émergents ; or les populations urbaines consomment davantage d’eau que les populations rurales. En outre, les installations d’adduction et de traitement des eaux sont souvent obsolètes dans les pays développés ; le taux de fuite moyen y est de l’ordre de 25% ; à un moment où l’eau va devenir rare et chère, il s’avérera indispensable de procéder aux réparations nécessaires. De plus, l’eau tend à devenir de piètre qualité du fait de la présence accrue de polluants de toutes sortes ; investir pour décontaminer l’eau de ces polluants relèvera de plus en plus de politiques de santé publique avisées. Enfin, le réchauffement climatique s’accélère ; selon les climatologues, si nous continuons à émettre des gaz à effets de serre au même niveau que celui qui prévaut aujourd’hui, c’est en 2045-2050 que nous aurons atteint le seuil critique de hausse des températures de 2°C.

Au regard de ces facteurs, nous pensons que les investissements pour assurer l’accès à l’eau au plus grand nombre vont nécessairement s’accroître de façon conséquente.

Quels investisseurs ?

A.J : Le fonds thématique AQUA français pèse aujourd’hui 2.5 Milliards d’euros contre un petit peu moins de 1.68 milliards d’euros deux ans auparavant. Il attire toutes sortes de profils puisqu’il propose d’investir dans des entreprises qui apportent des solutions à des problèmes communs et facilement identifiables. Le client, qu’il soit particulier ou institutionnel, se sent donc concerné et a une idée claire et précise des objectifs du fonds BNP Paribas AQUA.

N.B : Le fonds RobecoSAM Sustainable Water Fund a connu une croissance continue de ses encours en obtenant des performances régulières sur longue période et en attirant une base d’investisseurs toujours plus large. Au 30/10/2019, les encours dépassent 1 230 millions d’euros dont 15% environ de clients basés en France, que ce soit des investisseurs institutionnels ou des réseaux de distribution bancaires.

H.V : Le profil d’investisseur est très varié, dans la mesure où l’on retrouve à la fois de grandes institutions ayant des positions sur le long terme que des particuliers, dont les conseillers financiers mettent de plus en plus de fonds verts au cœur des portefeuilles.

Aujourd’hui, les encours du fonds s’élèvent à environ 5,3 milliards d’euros et ce succès n’est pas lié uniquement à sa performance, mais aussi au fait que les investisseurs veulent donner du sens à leurs placements. Les particuliers eux-mêmes veulent investir dans des thématiques qu’ils connaissent. L’eau est également un sujet de long terme qui résiste mieux aux crises et à la décollecte.

Quelle place dans une allocation ?

H.V : Il y a encore quelques années, les fonds thématiques étaient à la périphérie des portefeuilles, dont le cœur était généralement construit autour des titres de pays. Désormais, nous pouvons observer un phénomène inverse dans les flux : les thématiques deviennent les cœurs des portefeuilles et les pays sont considérés comme des paris court terme. Par exemple, ma conviction est que les thématiques si elles sont correctement associées , biotechnogies, alimentation  et  eau, par exemple… Peuvent aujourd’hui représenter au moins 60 à 70 % d’un portefeuille actions. Ce sont les valeurs de long-terme auxquelles vous ne toucherez pas, tandis que vous jouerez les pays en market timing.

N.B : Les fonds thématiques occupent aujourd’hui une place plus importante que par le passé dans les allocations d’actifs de clients privés mais aussi d’investisseurs institutionnels. Le fonds Sustainable Water de RobecoSAM ne fait pas exception et l’adhésion des investisseurs à cette thématique de long terme se matérialise par une grande stabilité dans la partie cœur des allocations d’actifs qui sont ainsi en mesure de bénéficier pleinement du potentiel de croissance tout au long de la chaîne de valeur de l’eau.

 

*Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour toute décision d’investissement, il est important de se rapprocher d’un conseiller financier afin de sélectionner un investissement correspondant à son profil de risque et à ses objectifs.

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