Cette semaine se déroule la réunion annuelle de l’ISO organisée par l’AFNOR à Paris, afin de dévoiler officiellement la norme ISO/UNDP 53001. Un lancement qui intervient dans un contexte où les 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, fixés pour 2030, font face à de grandes difficultés.
Des objectifs mondiaux à la peine
Les 17 ODD prévus pour 2030 par l’ONU accumulent un retard inquiétant, notamment sur le climat, l’éducation et la pauvreté. Le décalage entre les objectifs « sur le papier » et les actions des organisations (entreprises, gouvernements, associations, etc.) peut s’expliquer par le manque d’investissement de ces dernières, dû à un manque d’outils de gestion pratiques pour vérifier et mesurer les progrès réels.
Un socle flexible et adaptable à chaque structure
Dans ce contexte, la norme ISO/UNDP 53001 est conçue pour les entreprises, les gouvernements et les universités ; elle s’adapte à chaque structure. Elle repose sur le fait que les organisations n’ont pas besoin de traiter les 17 ODD d’un coup.
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Le fonctionnement de la norme
Cette norme volontaire est un outil de pilotage qui permet de suivre et de mesurer les avancées afin d’apporter des preuves tangibles de l’engagement de l’organisation.
La norme suit la logique des référentiels ISO appliquée au développement durable. Elle repose sur un cycle d’amélioration PDCA (Planifier, Déployer/Faire, Contrôler, Améliorer) :
- Planifier : On identifie ses impacts et on analyse la situation pour choisir où agir ;
- Faire (Déployer) : On intègre les décisions dans la stratégie globale de l’organisme ;
- Contrôler : On mesure les progrès avec des chiffres précis ;
- Améliorer : On corrige et on améliore le dispositif dans le temps.
Un outil de gestion, pas un label de durabilité
La norme ISO/UNDP 53001 est un cadre de travail interne et non un label qui garantit automatiquement qu’une entreprise est irréprochable. La norme aide à mettre en place des processus, mais elle n’attribue pas de brevet de durabilité à elle seule.
La crédibilité externe se jouera par le fait qu’une organisation pourra vérifier la conformité de son système de gestion par un organisme tiers indépendant pour démontrer que l'organisation répond aux exigences de management de la norme.
Tout l'enjeu des prochaines années sera de voir si les entreprises et collectivités s'emparent massivement de cet outil pour accélérer l'atteinte des ODD d'ici 2030.