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Environnement

Thomas Brail proteste contre l'abattage des arbres en haut d'un platane

Cette photo a été postée en story Facebook par Thomas Brail.
©Thomas Brail/capture d'écran Facebook

Depuis huit jours et sept nuits, un arboriste - grimpeur, Thomas Brail, est perché dans un platane face au ministère de la Transition écologique pour protester contre des coupes d'arbres prévues à Condon, la ville dont il est originaire dans le Gers.

"Je ne suis pas prêt à redescendre de cet arbre", a-t-il expliqué samedi 31 août à l'AFP. Attaché grâce à un système de cordages, il dort dans un hamac et est ravitaillé en nourriture. Il entend ainsi protester contre la coupe de 25 platanes de 120 ans. D'après-lui, un tel "massacre" serait contraire à l'article L350-3 du Code l'environnement qui prévoit une protection spécifique pour les allées et alignements d'arbres bordant les voies de communication. D'après ce même article, les arbres "constituent un patrimoine culturel et une source d'aménités, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité (...)". 

Une dérogation peut éventuellement permettre l'abattage, mais seulement dans les conditions où les arbres seraient malades ou qu'ils présenteraient un danger. Mais aussi, de manière exceptionnelle, pour mener à bien des projets de construction... Si l'autorisation de couper ces arbres est attribuée, l'article L350-3 du Code de l'environnement implique qu'il faille mettre en place des "mesures compensatoires locales, comprenant un volet en nature (plantations) et un volet financier destiné à assurer l'entretien ultérieur", donc des dépenses. 

Les arbres sont aux citoyens, ils donnent de l'oxygène à tout le monde (...) ce sont des dépollueurs, des climatiseurs, des refuges à biodiversité. - Thomas Brail pour Le Parisien

C'est ce que souligne Loïc Gourbrein, président de l'association Séquoia, lui aussi grimpeur engagé pour la préservation des arbres, dans une vidéo postée sur la page Facebook du Groupe National de Surveillance des Arbres dirigé par Thomas Brail. Il l'a rejoint dans le platane occupé en soutien et preuve de contestation, interpellant la ministre Elizabeth Borne. Il lui demande audience : la coupe des arbres "cause des dégâts environnementaux importants et des coûts économiques considérables (...) nous demandons à Madame la ministre de recevoir une délégation de scientifiques et d'associations afin de mettre en place un plan pour protéger notre patrimoine arboré et ses acteurs."

A l'heure du réchauffement climatique, on ne peut plus se permettre de perdre un arbre. - Thomas Brail, par téléphone

Thomas Brail n'en n'est pas à son coup d'essai : il est déjà monté dans un arbre à Condom pour défendre son point de vue, mais aussi à Mazamet, dans le Tarn.

Avec AFP

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