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QUESTION DU JOUR

Terminée, la vente de pesticides chimiques aux jardiniers amateurs

©welcomia/Shutterstock

Depuis le 1er janvier 2019, la vente aux non professionnels de pesticides chimiques, qui incluent les insecticides, les herbicides ou les désherbants, mais également les anti-nuisibles et les fongicides, est interdite.

La vente de produits phytopharmaceutiques "de synthèse chimique" est désormais interdite aux utilisateurs non professionnels (voir la liste du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation). Depuis le 1er janvier 2017, ceux-ci étaient vendus sous clef, avec un conseil personnalisé. Demeurent autorisés les produits de biocontrôle, ceux à faible risque et ceux autorisés en agriculture biologique dès lors que leur autorisation de mise sur le marché comporte la mention EAJ ("emploi autorisé dans les jardins").

Santé et environnement

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) précise que ces pesticides chimiques sont dangereux pour la santé humaine : "Leur toxicité pour l’homme peut être grave en cas d’absorption accidentelle, d’inhalation forte ou de contact avec la peau. Mais aussi en cas d’ingestion régulière de résidus de pesticides dans l’alimentation ou l’eau de boisson." Ils seraient également capables "d’endommager le système immunitaire ou de perturber les régulations hormonales, soupçonnés d’accroître le taux de certains cancers (sein, prostate) et de réduire la fécondité masculine". Sans compter qu'ils polluent les eaux, l'air, et perturbent les milieux naturels, ajoute l'Agence. 

L'utilisation des pesticides dans les espaces publics est quant à elle prohibée depuis le 1er janvier 2017. L'organisation Générations Futures précise toutefois que l'agriculture totalise à elle seule 90 % des utilisations de pesticides, le reste se partageant - jusqu'à ces interdictions - entre 8 % pour les espaces verts et 2 % dans les jardins.

Quelles alternatives ?

Pour jardiner au naturel et notamment lutter contre les mauvaises herbes, l'ADEME suggère - dans sa brochure "Moins de produits toxiques" - de pailler le sol avec les déchets du jardin, de faire une tonte haute des gazons, de semer des "engrais verts" sur les parcelles non cultivées du potager comme des plantes à croissance rapide (phacélie par exemple), d'utiliser de l'eau bouillante sur les terrasses ou les allées ou encore de désherber à l'aide d'une binette ou d'un sarcloir. Elle propose également d'utiliser des variétés horticoles ou potagères résistantes pour lutter contre les maladies. Et pour éviter les ravageurs, de "favoriser la présence de prédateurs naturels" en installant des nichoirs pour les hirondelles ou des tas de bois pour les crapauds et les hérissons par exemple, ainsi que de créer des associations de plantes qui repousseront les insectes indésirables. Le savon noir peut pour sa part remplacer les insecticides.

Connaissez-vous de bonnes pratiques pour se passer des pesticides chimiques au jardin, désormais interdits ?

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