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Id d'ailleurs

Sénégal : une muraille d'arbres pour ralentir la montée des eaux et du sable

50 000 nouveaux arbres filaos sont plantés chaque année dans la région Niayes au Sénégal.
©Pascal Lagesse/Shutterstock

Pour tenter de ralentir l'avancée de l'eau et du sable sur ses côtes, le Sénégal plante une forêt d'arbres. Une barrière naturelle qui en plus de préserver l'environnement et les habitations voisines, permet d'augmenter la production de fruits et légumes des agriculteurs.

La montée des eaux est un problème international et d'autant plus préoccupant au Sénégal. L'avancée de la mer et du sable dans la région du nord de Dakar menace les villages. En 2019 à l'occasion de la Cop 25 à Madrid, Europe1 a fait un reportage sur la montée des eaux au Sénégal et les conséquences sur les villageois. Puis en juillet 2020, le journal britannique The Guardian a publié une série de photos de Nicky Quamina-Woo et son projet "As the Water Comes", sur l'élévation du niveau de l'océan à Saint-Louis.

Une forêt pour sauver la région

Pourtant, en à peine 50 ans, une forêt d'arbres a vu le jour sur les côtes sénégalaises. Elle s'étend sur plus de 180 km dans la région du Niayes entre les villes de Dakar et Saint-Louis. Les arbres choisis sont des filaos, et s'il a été décidé de les planter, c'est parce qu'ils ne nécessitent pas beaucoup d'eau et résistent à la sécheresse. Mais surtout, ils agissent comme des remparts et fixent le sable sur la plage, l'empêchant ainsi de pénétrer dans les terres. D'une hauteur de 25 mètres, cet arbre tropical a permis de ralentir l'érosion côtière qui touchait fortement les côtes.

Une coopération internationale

Les premiers filaos ont été introduit dans les années 1950 et leur implantation dans cette zone géographique a été la bienvenue. Plus encore, à la fin des années 1970, le projet s'est développé avec des co-financements de différents partenaires, notamment l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et le projet de Conservation des Terroirs du Littoral. L'arbre a une durée de vie de 25 ans uniquement. La forêt d'environ 9000 hectares doit donc être constamment renouvelée. Ainsi chaque année, 50 000 nouveaux arbres sont plantés, et des pépinières sont mises en place par les agriculteurs de la région. Ce sont eux qui se chargent de replanter les arbres, sous la gestion du ministère des Eaux et forêts et de l'Association des Unions Maraîchères des Niayes (AUMN) qui a pour objectif d'entretenir et protéger la forêt.

Une économique locale renforcée

Lorsque le bois n'est plus "viable", il est coupé, transformé en charbon et revendu, ce qui est utile pour les habitants qui se chauffent encore au charbon de bois. La forêt de filaos est aussi une aubaine pour l'agriculture. La région du Niayes est fertile toute l'année. Cette terre agricole fournit le pays en fruits et légumes à 80 %. En plus des arbres "remparts", comme le sable ne va plus à l'intérieur des terres, des arbres fruitiers peuvent être planté et des potagers sont cultivés pour faire pousser oignons, piments, mangues ou encore ananas selon le site agroalimentaire.sn (issu des projets d'Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers et Programme d’appui aux projets économiques des femmes de la vallée du fleuve Sénégal et du Bassin arachide). Et pour diversifier au mieux les cultures, l'Union forestière de la ville de Mboro propose des formations aux agriculteurs qui le souhaitent.

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