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Que faire en cas d'épisode de pollution ?

©Ali Rahal/Shutterstock

L'Ile-de-France connait ce lundi un pic de pollution aux particules fines, dont les effets peuvent être néfastes pour la santé, en particulier pour les personnes sensibles ou les sportifs.

Paris une nouvelle fois dans le brouillard. Ce lundi, l'Île-de-France devrait dépasser les taux de pollution aux particules fines en raison d' « une météorologie défavorable, à la dispersion des polluants, ainsi qu’au chauffage au bois et au trafic routier », a fait savoir hier la préfecture de police de la ville, qui recommande aux automobilistes d'adapter leur vitesse -voire de se passer de leur véhicule- et invite les franciliens à limiter l'utilisation du chauffage.

Ce nouvel épisode de pollution, comme les précédents, n'est pas sans risques pour la santé, en raison de la nature des particules dont la taille leur permet de pénétrer l'organisme via les voies respiratoires. Avec la possibilité, explique le ministère de la Santé, d'« entraîner l’apparition ou l’aggravation de divers symptômes (augmentation des symptômes allergiques et des crises d’asthme, irritation des yeux, de la gorge et du nez, hypersécrétion nasale, essoufflement…) » et ce notamment chez les populations les plus vulnérables -nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires...-

Limiter ses déplacements et activités sportives

A l'attention de ces dernières, le ministère formule d'ailleurs une liste de recommandations en cas de pollution aux particules fines, parmi lesquelles la limitation des activités physiques ou des déplacements à proximité des grands axes routiers, notamment en heure de pointe, ou la consultation d'un médecin en cas de gêne. Plus globalement, il est conseillé à la population de réduire les activités physiques ou sportives intenses, en particulier si l'épisode persiste, et de se tourner vers un professionnel de la santé si des symptômes sont ressentis.

En revanche, le port d'un masque n'est pas utile, tandis qu'il reste nécessaire d'aérer son logement, de préférence aux heures où le trafic est moins dense. En intérieur, il vaut d'ailleurs mieux éviter le chauffage au bois ou les travaux, qui peuvent contribuer à l'augmentation du taux de particules. La voiture enfin, est loin d'être un allié de choix lors de ces épisodes. Non contente de participer à la pollution, son habitacle renferme en moyenne deux fois plus de particules qu'en extérieur.

Modifiez-vous vos habitudes en cas de pic de pollution ?

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