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Environnement

Plan "escales zéro fumée" : 30 M d'euros pour développer le branchement électrique à quai dans les ports méditerranéens

Présentation du branchement électrique à quai, au Grand port maritime de Marseille-Fos lors de la visite de la ministre de la Transition écologique Elizabeth Borne le 5 septembre 2019.
©capture d'écran Twitter/Saïd Ahamada

Un plan de 30 millions d'euros destiné à réduire la pollution de l'air à Marseille, Nice et Toulon en électrifiant ferrys et navires de croisière lors de leurs escales est présenté jeudi 5 septembre dans la cité phocéenne.

A terme, pour les navires de passagers en escale qui seront branchés, les aménagements proposés doivent permettre la "suppression de la totalité des émissions atmosphériques", selon la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui porte ce projet.

A Marseille, la ville la plus concernée, qui expérimente déjà le procédé, le dispositif permettra "à l'horizon 2025" d'alimenter en électricité un paquebot de croisière en escale, "une première en France et en Méditerranée". Avec le développement rapide des croisières, le problème de la pollution de ces géants des mers, qui crachent leurs panaches de fumées noires et toxiques, est devenu criant dans les trois ports méditerranéens, leurs moteurs au gazole restant en effet allumés pendant l'escale, pour couvrir leurs besoins d'énergie à bord. Or un seul paquebot à quai consomme l'équivalent de 250 voitures en circulation, selon la région.

La ministre de la Transition écologique s'est exprimée à ce propos lors de la rentrée solennelle de l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) :

Dans ce plan "escales zéro fumée", qui ambitionne de concilier l'activité économique liée à ce tourisme de masse et la protection de l'environnement, cinq millions d'euros seront dédiés aux "compagnies maritimes soucieuses de transformer leurs navires en activité". Un million d'euros sera consacré au développement des navires au gaz naturel liquéfié (GNL), considéré comme moins polluant que le carburant traditionnel.Ce plan a été salué comme un "geste fort" et un "premier pas important" par la fédération France Nature Environnement. "Si l'apport d'argent public est un levier nécessaire, le principe pollueur/payeur doit amener les armateurs à contribuer financièrement", nuance-t-elle.

Selon la région Paca, la part du secteur maritime est estimée entre 10 et 15 % du total des pollutions atmosphériques à Marseille, et jusqu'à 40 % pour les oxydes d'azote. Une situation qui pourrait bientôt s'améliorer : les valeurs limites de soufre pour la navigation vont être abaissées en Méditerranée le 1er janvier 2020. Mais elles resteront toutefois encore bien loin des normes imposées dans les zones les plus protégées d'Europe, en mer Baltique ou en mer du Nord.

Avec AFP

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