Environnement

A Marseille, un éco-quartier chauffé grâce à l’eau de mer

L’énergie thermique des mers alimente en chauffage, eau chaude sanitaire et climatisation l'éco-quartier Smartseille, selon EDF.
©S-F/Shutterstock

Dans la cité phocéenne, un nouveau dispositif a vocation à chauffer et à refroidir un éco-quartier grâce à la Méditerranée.

Ce système, dénommé "Massileo" et soutenu par le Fonds de cohésion de l’Union Européenne, dessert en chauffage, climatisation et eau chaude sanitaire l’éco-quartier "Smartseille", qui s’étend sur 2, 7 hectares au sein de la zone d’aménagement et de développement économique Euroméditerranée 2, au nord de Marseille. Celle-ci comprend "un hôtel, des appartements et des bureaux déjà construits", explique dans un reportage diffusé le 11 avril la chaîne Euronews, qui précise que plus de 750 personnes bénéficient de ce réseau énergétique pour le moment. 

En quoi consiste-t-il ? Ce réseau d’énergies renouvelables conçu par Optimal Solutions, une filiale de Dalkia et inauguré depuis l’automne 2017, pompe directement sur le port de Marseille l’eau de mer, dont une partie de l’énergie est récupérée grâce "à des échangeurs thermiques", d’après EDF. On parle de thalassothermie.

Solidarité énergétique

Selon Euronews, c’est l’énergie que dégage le delta de température entre la boucle d’eau de mer et une autre d’eau douce qui servirait à chauffer ou à refroidir les immeubles : l’eau de mer échange ses calories avec l’eau douce secondaire avant de retourner… à la mer. Les immeubles alimentés par cette énergie peuvent par ailleurs la transvaser entre eux. EDF indique que la chaleur dégagée par la production de la climatisation des bureaux peut par exemple être "récupérée pour la production de l’eau chaude des logements" et inversement, ce qui devrait limiter le gaspillage énergétique. Le résultat annoncé : une réduction de "80 % des émissions de CO2 par rapport à une solution énergétique issue des énergies fossiles". Toute la zone Euroméditerrannée 2 devrait être alimentée à terme par la thalassothermie, soit plus de 500 000 m2 de commerces, de bureaux et de logements.