L'accès à l'un des sentiers qui mène au Mont Fuji, au Japon, devient payant.
© DAVID MAREUIL/Anadolu via AFP
Environnement

Lutte contre le surtourisme : au Japon, l’accès au mont Fuji désormais payant

Depuis lundi, le sentier Yoshida, qui mène au sommet du mont Fuji, au Japon, n’est plus libre d’accès et gratuit. Les randonneurs doivent dorénavant s’acquitter d’une contribution financière pour grimper le célèbre volcan japonais. En France, des mesures émergent également pour réduire l'afflux de visiteurs, notamment pendant l'été.

Après Venise, où un ticket d’entrée à 5 euros a été mis en place pour les touristes journaliers, c’est au tour du Japon de s’attaquer au tourisme de masse en instaurant un droit d’accès et des quotas pour l’ascension du mont Fuji - sommet classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis le 1er juillet, des frais de 2 000 yens, soit 11, 50 euros, doivent être payés par celles et ceux qui souhaitent emprunter le sentier Yoshida, conduisant à l'emblématique volcan japonais.

Le nombre maximum de visiteurs est aussi limité à 4 000 par jour. De quoi réduire sensiblement l'affluence, qui atteignait jusque-là plus de 220 000 personnes sur la saison touristique, s'étalant de juillet à septembre. Si ces nouvelles mesures ont été introduites "d’abord et avant tout pour protéger la vie" des randonneurs, comme avait indiqué le gouverneur de la préfecture de Yamanashi, Kotaro Nagasaki, elles visent aussi à endiguer le tourisme de masse qui peut avoir de lourdes conséquences sur l’environnement. L’afflux de touristes accroît notamment le nombre de déchets déversés sur les sentiers et fragilise la biodiversité.  

Des mesures qui essaiment aussi dans l'Hexagone

En France, des initiatives pour limiter la fréquentation sur les sites de montagne voient également le jour. Dans les Pyrénées, des communes, comme celles de Laruns, Bielle et Bilhères en Ossau, rendent payant les parkings qui donnent accès aux sentiers de randonnée, pendant la période estivale.  

Du côté des Alpes françaises, l’accès au Mont Blanc est aussi restreint mais en fonction du nombre de places disponibles dans les refuges. 

Ce système de quotas est aujourd’hui appliqué dans d’autres lieux touristiques français, à l’image de l’île de Porquerolles, dans le Var, où le nombre de visiteurs est fixé à 6 000 maximum par jour l’été. Au large des Côtes-d’Armor, l’île de Bréhat expérimente également un quota de 4 700 personnes par jour depuis l’été dernier.  

Victimes de l’érosion à cause de la surfréquentation, les calanques de Sugiton et des Pierres Tombées, situées au sud de Marseille, restent quant à elles accessibles uniquement sur réservation. Celle-ci est gratuite et peut s’effectuer en ligne au moins trois jours avant le début de la visite. 

Un suivi scientifique a été mis en place pour évaluer de manière précise les bénéfices de cette mesure sur la régénération des milieux naturels, qui nécessite plusieurs décennies...