Les rejets nationaux de gaz réchauffant l'atmosphère ont reculé de 4,8% sur un an, passant de 103,5 millions de tonnes équivalent CO2 au premier trimestre 2025 à 98,5, soit une baisse de 5 millions de tonnes équivalent CO2, a détaillé l'organisme.
Tout en saluant "une bonne nouvelle", la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a indiqué que cela "ne doit pas nous conduire à relâcher nos efforts", en appelant à "sortir de notre dépendance aux énergies fossiles", dans une déclaration transmise à l'AFP.
La diminution des émissions nationales est portée par le secteur du résidentiel et du tertiaire, relève le Citepa qui l'explique surtout par "le recul des consommations de chauffage".
"Un net recul"
Ce secteur a connu "un net recul des consommations de combustibles au premier trimestre", soit de gaz naturel (-12,7% par rapport au premier trimestre de l'année précédente) et de fioul domestique (-13,3%), à la faveur d'"un hiver particulièrement doux".
Le transport, premier émetteur d'émissions de gaz à effet de serre avec le tiers des émissions françaises, a lui aussi connu un recul mais plus modeste, à la faveur d'une baisse des ventes de gazole de 5,7%.
Les émissions du transport aérien sur les lignes intérieures ont en revanche fortement augmenté, de 6,4%.
Egalement en baisse, l'industrie manufacturière et la construction, en particulier dans les domaines de l'agroalimentaire (-300.000 tonnes équivalent CO2), la chimie (-200.000) et la métallurgie des métaux ferreux (-200.000).
En 2024 et 2025, les émissions de gaz à effet de serre ont marqué le pas, avec des baisses respectives de 3% et 2,1%, dans le sillage de baisses plus notables en 2022 (-6,8%) et 2023 (-3,9%).
Le recul des émissions du premier trimestre est légèrement moins élevé que lors d'une première estimation mi-juin, qui faisait alors état d'un recul de 5,2%.
Avec AFP