Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Environnement

L'Autorité de sûreté nucléaire rend ses conclusions sur la gestion des déchets radioactifs

©Christian Schwier/shutterstock

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié lundi son avis sur les déchets les plus radioactifs, relativisant l'intérêt de l'entreposage temporaire à faible profondeur et jugeant pas crédible la piste de la possible transmutation des déchets.

L'avis du gendarme du nucléaire, saisi par le gouvernement, porte sur les déchets dits de haute activité et de moyenne activité à vie longue. Il s'inscrit dans le cadre de la révision du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR).

La France prévoit un stockage des déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre (stockage géologique profond), à Bure (Meuse): c'est le projet Cigéo. En attendant, les déchets sont entreposés temporairement. "L'entreposage de longue durée ne peut pas constituer une solution définitive", réaffirme l'ASN.

"Les entreposages à faible profondeur ne présentent pas d'avantage déterminant, en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection, par rapport aux entreposages en surface", ajoute l'avis.

L'ONG Greenpeace, totalement opposée au projet Cigéo, privilégie pour sa part un entreposage de longue durée en "sub-surface" (à faible profondeur).

Vers une transmutation de ces déchets ?

L'ASN se penche aussi sur la transmutation, une piste pour la recherche qui permettrait de transformer des radionucléides dont la période radioactive est très longue en éléments stables ou à vie plus courte. "L'ASN rappelle que les perspectives de transmutation à une échelle industrielle des déchets déjà conditionnés de l'inventaire de référence de Cigéo ne sont pas crédibles", conclut-elle.

Cette transmutation pourrait s'opérer avec une nouvelle génération de réacteurs (appelée quatrième génération). La France avait un projet de démonstrateur baptisé ASTRID, qui a été abandonné.

Concernant Cigéo, l'ASN avait demandé en 2018 aux concepteurs du projet de revoir leur copie concernant les déchets les plus inflammables : les déchets bitumés, des boues radioactives conditionnées dans du bitume. Elle avait ensuite estimé, l'année suivante, que ces déchets bitumés pourraient éventuellement être stockés sans traitement à l'aide de techniques existantes.

Elle demande lundi que "les producteurs mettent en oeuvre un programme ambitieux de caractérisation des colis de déchets bitumés, indispensable pour développer la démonstration que tout ou partie de ces colis pourrait être stocké avec un haut niveau de sûreté sans traitement préalable".

Elle demande enfin aux producteurs de déchets de moyenne activité d'avant 2015 de "mettre toutes les dispositions en oeuvre pour respecter l'échéance de 2030 fixée par la loi pour procéder au conditionnement de ces déchets".

Avec AFP

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici !

Pour aller plus loin et agir à votre échelle, commandez notre guide « L’écologie à la maison » sur notre boutique en ligne ! 

Au sommaire :  interviews, analyses, conseils et astuces… 68 pages de solutions pour une vie quotidienne placée sous le signe de l’écologie dans toutes les pièces de la maison !

Pour en savoir plus et commander votre guide, c’est par ici.

#TousActeurs