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En Isère, la préfecture applique plusieurs restrictions pour faire face aux pics de pollution

©Lana Elcova/Shutterstock

Du 24 au 28 juillet, la préfecture de l'Isère a mis en place une série de mesures restrictives pour lutter contre la pollution atmosphérique. Celles-ci s'appliquent lors de chaque épisode de pollution de niveau d'alerte N1.

Face au pic de pollution déclaré par l'organisme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dans l'ensemble du bassin d'air Lyonnais/Nord-Isère le 24 juillet, la préfecture de l'Isère a mis en place plusieurs mesures pour lutter contre la pollution à l'ozone, rapporte Franceinfo. Cette procédure vise à diminuer les émissions de polluants comme le dioxyde d'azote, l'ozone, le dioxyde de soufre et certaines particules fines. 

Limiter les émissions de gaz à effet de serre

Ces restrictions, applicables en cas d'épisode de pollution de niveau d'alerte N1, sont spécifiées dans un arrêté préfectoral datant du 2 janvier 2018. Pendant les épisodes de pollution atmosphérique de cette catégorie, il est notamment interdit de faire des barbecues à combustion solide et d'effectuer des travaux d'entretien ou de nettoyage avec des produits à base de solvants organiques comme la peinture, le white-spirit ou le vernis. Les feux d'artifice sont également proscrits dans tout le département.

Concernant la circulation, la vitesse maximale autorisée est de 10 km/h sur les routes normalement limitées à 80 km/h et de 20 km/h sur les axes limités à 90 km/h. Lors du pic de pollution survenu le 23 juillet en Ile-de-France, la ville de Paris avait également instauré des limitations de vitesse, le stationnement résidentiel gratuit et l'interdiction de certains véhicules polluants.


L'agriculture et le bâtiment également visés

L'arrêté préfectoral demande aux entreprises BTP dont les chantiers en cours génèrent des poussières de réduire leur activité pendant l'épisode de pollution. Dans le secteur agricole, le brûlage de sous-produits agricoles et forestiers n'est pas autorisé et tout fertilisant organique doit être enfoui en même temps que le chantier d'épandage.

Faut-il déployer des mesures restrictives sur l'ensemble du territoire durant chaque épisode de pollution ?

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