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Environnement

Corse : trois questions pour comprendre la pollution aux hydrocarbures

Deux importantes nappes d'hydrocarbures ont été découvertes en mer, à l'Est de la Corse ce 11 juin.
©FLORIAN ROUSSARD/FRENCH AIR FORCE/AFP

Trois jours après la pollution aux hydrocarbures découverte à l'Est de la Corse, les investigations se poursuivent pour trouver les auteurs de ce probable dégazage au large d'un navire. De même que les vastes opérations de dépollution. Trois questions pour comprendre ce qui se joue sur l'Île de Beauté. 

Où se situe la pollution ?

Deux importantes nappes sombres ont été repérées en mer vendredi 11 juin en fin de matinée lors d’un exercice militaire aérien à l’Est de la Corse, au large de la commune de Solenzara. Cette pollution maritime s’étalait sur environ 35 kilomètres de long, avaient précisé les autorités. Le lendemain, celle-ci s’est dangereusement rapproché de la côte, à tout juste 800 mètres des plages.

Les vents et courants marins l’ont finalement repoussée vers le large, au Sud de l’île. "On observe une dérive globalement vers le Sud qui oscille entre 5 et 15 km des côtes, évoluant au gré des courants maritimes et de la météo", expliquait alors l’AFP Christine Ribbe, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée, appelant tout de même à "rester prudent". Dimanche matin, la principale nappe d’hydrocarbures se situait "à une dizaine de kilomètres des côtes (…), au Nord du golfe de Porto Vecchio". 

Lundi matin, des pompiers en combinaisons blanches en ramassaient des morceaux sur la plage de Solaro en Haute-Corse.

Des pompiers ramassent des galettes d'hydrocarbures sur la plage.
PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP

Quelle est la cause de cette pollution ?

Les investigations pour trouver la cause de cette pollution aux hydrocarbures sont toujours en cours. Elle serait vraisemblablement liée au dégazage illégal d’un navire, c’est-à-dire à la vidange de cuve en pleine mer - un procédé qui doit normalement s'effectuer au port. Une enquête a donc été ouverte pour identifier l’auteur d'une part, mais aussi déterminer s’il s’agit d’un geste volontaire ou non. 

Le vendredi, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili - qui s’est rendue sur place le lendemain - a évoqué "un pur acte de délinquance écologique", tandis qu'Annick Girardin, ministre de la Mer, a parlé de "voyous".

Pour l’heure, trois bateaux navigant dans la zone ont été "identifiés comme les auteurs potentiels". Des vérifications sont donc en cours.

Comment dépolluer ?

Le plan de protection du littoral, Polmar-Terre, a été déclenché dès vendredi : fermetures des plages, pêche interdite, vastes dispositifs de dépollution déployés à terre et en mer.

Dimanche matin déjà, quatre tonnes d’hydrocarbures avaient été récupérées grâce à des opérations de pompage dans l'eau. 

Un bateau de la Marine Nationale pompe la pollution dans le secteur de Solenzara.
Marine Nationale/AFP

Des hélicoptères survolent également la zone en continue afin de surveiller et localiser d’éventuelles formations de nouvelles nappes, rendant la tâche particulièrement complexe et minutieuse. "Une partie s’émulsionne, une autre coule et une autre est diluée, tout cela fait que l’on en voit beaucoup moins sur l’eau", a résumé à l’AFP Christine Ribbe.

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