Abonnez-vous

à toute l'info durable !

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Environnement

Bordeaux  : un "coup d'accélérateur" vers le "zéro plastique" 

©FreeProd33/Shutterstock

La ville de Bordeaux a annoncé lundi 18 novembre, un plan pour "accélérer" la marche vers le "zéro plastique à usage unique", mêlant bannissement du plastique dans ses services, incitations financières, et système de bonus-malus, pour les marchés publics ou les subventions, notamment.

Le maire (LR) Nicolas Florian a présenté un plan d'action qui sera soumis au vote du prochain conseil municipal, et prévoit huit champs d'interdiction, d'incitation, d'encadrement, d'accompagnement vers une démarche zéro plastique et des solutions alternatives.

La ville va par exemple proscrire les plastiques à usage unique dans ses pratiques en interne, depuis les bouteilles d'eau sur les tables du conseil municipal - "on ne veut plus en voir" - ou les achats publics (vaisselle jetable, barquettes, touillettes, stylos en plastique, etc). Un autre axe veut "conditionner les aides financières aux associations" à un engagement dans une démarche zéro plastique, ou encadrer les manifestations sportives, culturelles, par de strictes préconisations. Tout en développant des alternatives, comme installer davantage de fontaines à eau.

Concernant les marchés publics, "il n'y aura désormais plus un seul marché public sans que ces questions-là (démarche zéro plastique) ne soient dans le cahier des charges" a affirmé M. Florian en point-presse. Même s'il a évoqué un inévitable "délai" pour des marchés passés récemment et qui ne pourront être revus avant deux ou trois ans. "On n'arrivera pas à zéro (plastique) tout de suite", a plaidé le maire, qui ne souhaite pas faire dans "la brutalité, le punitif", et pressent que "le plus compliqué va être sur les manifestations publiques". Sachant qu'au-delà des acteurs associatifs, "le chantier le plus vaste est l'usage privé" du plastique.

La municipalité ne s'est pas fixé d'objectif chiffré, mais un point annuel, et d'ici 3 ans sur les marchés publics. Mais elle a revendiqué une certaine "avance", avec le bannissement engagé dès 2017 des couverts en plastique dans ses 105 écoles. Ou le remplacement en cours de 12 000 barquettes-repas par jour (écoles, seniors, portage à domicile) par des barquettes biocompostables, qui permettra la suppression de 70 tonnes de plastique par an.

Avec AFP. 

Vous avez apprécié cette information ? Pour nous permettre de préserver notre indépendance et vous proposer des contenus toujours plus nombreux et rigoureux, vous pouvez soutenir notre travail. 

Si vous avez une minute et 1€, cela peut faire la différence pour nous. Merci ! #TousActeurs.