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Transport aérien : Air France cherche à se mettre au vert

La première compagnie aérienne française prévoit de compenser ses émissions de CO2 mais aussi de supprimer tous les plastiques à usage unique à bord, et de "commencer à trier et recycler les déchets".
© Motive56 / Shutterstock

La compagnie Air France prévoit de compenser à partir de 2020 toutes les émissions de CO2 des quelque "500 vols intérieurs" effectués par ses avions chaque jour en France, a indiqué la directrice générale d'Air France, Anne Rigail, dans une interview au Parisien.

"Air France le fait volontairement sans y être contraint. C'est un investissement de plusieurs millions d'euros", a déclaré Mme Rigail dans cet entretien publié lundi 30 septembre au soir sur le site internet du quotidien.

La façon de compenser se fera "par le financement de projets de plantations d'arbres, de protection des forêts, de transition énergétique ou encore, de sauvegarde de la biodiversité", a précisé la responsable. La première compagnie aérienne française prévoit aussi de supprimer tous les plastiques à usage unique à bord à partir de janvier, et de "commencer à trier et recycler les déchets" dès ce mois d'octobre.

Ecotaxe et flygskam

Interrogée sur le flygskam, mot suédois qui signifie "honte de prendre l'avion parce qu'il pollue", Mme Rigail a souligné qu'Air France n'avait "pas assez de recul" pour savoir si des baisses de fréquentation avaient eu lieu à cause de ce mouvement qui se répand à partir de la Suède. Elle a en outre affirmé que la taxe française sur le transport aérien, qui doit rapporter 60 millions d'euros par an, à raison de 1,50 euro par passager en classe éco et 18 euros en classe affaire, est "un non-sens". "Nous ne sommes pas contre l'écotaxe, mais contre son utilisation", a-t-elle dit.

"Elle serait vertueuse si elle permettait de financer la recherche sur les avions ou de créer une filière sur les biocarburants": or, elle va financer "le transport routier, qui représente 15 % des émissions de CO2 au niveau mondial contre 2 à 3 % pour l'aérien, et le ferroviaire qui sont déjà largement subventionnés".

Interrogée sur la disparition d'Aigle Azur et peut-être d'XL Airways, la dirigeante n'a pas fait mystère du fait qu'Air France vise à récupérer leurs créneaux horaires : "nous avons besoin de croître à Orly. Cela nous paraîtrait totalement contre-productif que beaucoup de ces créneaux soient transférés à des compagnies étrangères alors que l'on a déjà une forte concurrence étrangère en France".

Avec AFP

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