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Métiers verts : derrière les fantasmes, quelles réalités ?

4 millions de personnes travaillaient dans les emplois de l’économie verte en 2017 selon les chiffres du gouvernement.
©nostal6ie/Shutterstock

Alors que le secteur de la transition écologique suscite de plus en plus de vocations, certains freins demeurent au moment de passer à l’action. Grâce à son bilan de compétences à impact sociétal, Mon Job de Sens aide les candidats à y voir plus clair sur ces emplois d’avenir.  

Permaculteur, maître composteur, épicier vrac, laveur de bouteilles : de nouveaux métiers font leur apparition dans les petites annonces, et séduisent des professionnels en quête de sens.  

Quand on parle d’emplois verts, on pense à tous les métiers du secteur de l’environnement, du développement durable et de la RSE. Mais ça ne s’arrête pas là ! "En réalité, presque n’importe quel métier peut devenir vert. Un responsable logistique qui favorise le fret ferroviaire, un développeur web qui fait de l’éco-conception web ou encore un viticulteur qui passe en agriculture biologique”, détaille Laura Genevois, conseillère d’orientation pour la transition écologique et solidaire, et fondatrice de Mon Job de Sens.  

Un programme d’accompagnement professionnel qu’elle a créé en 2017. Objectif : aider les “salariés et entrepreneurs qui souhaitent mettre plus d’impact positif dans leur vie professionnelle à se sentir utiles et épanouis”, et déconstruire au passage quelques préjugés sur les métiers liés à la transition écologique.   

“Plusieurs personnes pensent qu’il faut nécessairement une expertise en développement durable, avec des compétences spécifiques, pour se lancer dans le secteur. Or les structures de l’économie sociale et solidaire ont aussi besoin de personnes en comptabilité, communication, gestion, informatique”, explique Laura Genevois, avant d’ajouter : “trop de personnes ne se sentent pas légitimes et ne réalisent pas que beaucoup de compétences sont transférables, et qu’on peut acquérir des connaissances sur un secteur sans passer par la case formation.”  

Un accompagnement personnalisé  

Un des ateliers organisé par Mon Job de Sens dans le cadre de son programme d'accompagnement.
© DR / Mon Job de Sens

Manque de légitimité, de réseau, peur de se lancer, difficulté à se projeter : les obstacles peuvent être nombreux. Ce bilan de compétences permet aux participants d’apprendre à mieux se connaître et de se poser les bonnes questions pour clarifier leurs besoins et donner une direction à leur carrière. A ce jour, 300 personnes ont rejoint ce programme, éligible au CPF.  

“Ce sont toutes des personnes engagées pour l’environnement dans leur vie personnelle, et qui sentent que leur travail est en décalage avec toutes les actions (éco-gestes, engagement associatif, lectures...) qu’elles mènent au quotidien. Elles savent ce dont elles ne veulent plus mais ont du mal à définir un projet professionnel clair”, développe Laura Genevois.  

Où est-ce que je pourrais faire une différence ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire concrètement ? Vers quel métier ou secteur m’orienter ? Dois-je me lancer dans une reconversion, une formation ?  

Montrer l’envers du décor  

Pour répondre à leurs multiples interrogations, Mon Job de Sens s’appuie sur une équipe de professionnels issus du secteur de la transition écologique. Les intervenants ont par exemple travaillé pour Emmaüs France, le ministère de l’Ecologie, Zero Waste France, le magazine Alternatives EconomiquesMy Sezame...  

“Cette expertise nous différencie des autres offres d’accompagnement qui ont été lancées récemment. Nous connaissons le secteur de l’intérieur depuis des années, et partageons notre expérience du terrain”, appuie Laura Genevois.   

L’occasion de faire découvrir aux participants du programme l’envers du décor sur ces métiers verts. “Il existe beaucoup de fantasmes autour des métiers de responsable RSE et consultant développement durable, avec l’idée de pouvoir changer les entreprises de l’intérieur. Mais cela consiste souvent à rédiger un rapport annuel RSE, faire du suivi d’indicateurs ou mettre en place une norme ISO dans une structure, et ce n’est pas fait pour tout le monde", relève Laura Genevois.   

 Un outil open source sur les métiers verts  

Les places sont chères. Selon le Medef, il y aurait environ 400 postes à pourvoir de consultants RSE par an. “Il existe plein d’autres façons de stimuler la transformation des entreprises, en favorisant les innovations vertes si vous êtes dans la Recherche et développement, en améliorant l’éthique du sourcing si vous travaillez dans les achats, ou encore en initiant une dynamique de diversité et d’inclusion si vous êtes dans les RH”, précise la fondatrice.  

Ce sont toutes ces réalités que souhaitent rendre visibles et lisibles Mon Job de Sens, qui travaille actuellement en partenariat avec la Renaissance Écologique (une association de sensibilisation aux enjeux de la transition écologique) sur le projet Emploi Transition Territoires. L’objectif est de créer un outil open source pour aiguiller les personnes vers les métiers verts d'avenir.   

“Aujourd’hui, il existe des dizaines de métiers à impact pour lesquels il est difficile de trouver des candidats par manque de visibilité et d’informations sur ces emplois. Et comme il est difficile de se projeter en lisant une simple fiche de poste, nous voulons créer des récits inspirants pour les présenter afin de donner envie et susciter des vocations”, explique Laura Genevois.  

D’ici 2050, plus d’un million d’emplois verts doivent être créés en France. 

En partenariat avec Mon Job de Sens.

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