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#ZéroDéchet : 112 000 citoyens demandent à McDonald's de réduire ses emballages

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En un mois et demi, la pétition "Zéro déchet au McDo" a rassemblé plus de 112 000 signataires. Cette initiative citoyenne entend inciter le géant de la restauration rapide à réduire drastiquement ses emballages et s'engager dans une démarche "zéro déchet". 

"Les restaurants McDonald’s produisent plus d’un kg de déchets chaque seconde en France, du fait d’un modèle basé sur le tout-jetable pour la restauration à emporter comme pour les repas servis sur place", dénonçait l'association Zero Waste France en 2017. Cette année, une pétition citoyenne souhaite inciter la chaîne de fast-food à supprimer ses emballages superflus et à réduire drastiquement ses déchets. Lancée par Marine, une jeune fille de 24 ans, la pétition en ligne, appelée "Zéro déchet au MacDo", a recueilli plus de 112 000 signatures en un mois et demi. 

Parmi les propositions avancées, "utiliser de la vaisselle (comme dans la restauration classique), reconsidérer les emballages vers des réutilisables, les consigner, ou opter pour des emballages biodégradables". Les signataires réclament à la firme de supprimer ses déchets superflus (les pailles, les sets en papier sur les plateaux...), d'opter pour des alternatives, et surtout, de s'engager dans une démarche "zéro déchet". 


McDonald's déjà mis en cause pour le mauvais tri de ses déchets

Leader du marché de la restauration rapide, le géant américain McDonald's a déjà été épinglé à de nombreuses reprises quant à la pollution qu'il génère. En octobre dernier, Zero Waste France déposait plainte contre l'un des restaurants parisiens de l'enseigne pour non-respect de leurs obligations en matière de gestion des déchets. Dans la foulée, Envoyé Spécial avait fait un test au sein du centre de tri de Dreux, révélant qu'aucun des emballages présents sur un plateau McDo n'étaient recyclés. Enfin, à la fin du mois de janvier dernier, Brune Poirson est montée au créneau : la secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique a intimé l'ordre aux patrons de fast-food de respecter le décret du 10 mars 2016 en triant leurs déchets, sous peine d'amendes ou de "sanctions pénales pouvant aller jusqu'à des peines de prison".