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Education/Citoyenneté

Marches pour le climat : les jeunes retrouvent la rue pour demander plus d'action

Les Marches pour le climat des jeunes ont repris ce week-end.
©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

Quelques centaines de jeunes gens ont battu le pavé dimanche à Paris pour demander un coup de frein sur les publicités, à l'issue d'un week-end de manifestations climatiques qui a peu mobilisé en France par rapport aux grandes marches de 2019, avant le Covid.

Mot d'ordre de la marche parisienne entre le Panthéon et le ministère de l'Economie, à l'appel de Youth for Climate : "exiger un changement de société et exiger de nos politiques une réduction drastique de la publicité en Île-de-France".

Des marches ont rassemblé quelques centaines de personnes vendredi à Paris et ailleurs à l'appel d'une autre organisation (Fridays for Future), tandis que d'autres militants choisissaient des modes d'actions plus offensifs : le blocage de locaux de TotalEnergies à Lyon par des jeunes de Youth for Climate ; les blocages par Attac du quai des milliardaires d'Antibes samedi et du terminal d'affaires de l'aéroport du Bourget vendredi, avec des militants d'Extinction Rebellion pour ce dernier.

Le temps presse, il faut rapidement agir, radicalement, et changer complètement de direction parce qu'on va droit dans le mur."

"La pub engendre une surconsommation et du coup une sur-exploitation des ressources naturelles", expliquait sur place Abel Jeudon, 18 ans, militant de Youth for Climate, l'une des organisations nées dans la foulée de la grève scolaire entamée en 2018 par la jeune Suédoise Greta Thunberg : "Le temps presse, il faut rapidement agir, radicalement, et changer complètement de direction parce qu'on va droit dans le mur". "La croissance n'est pas synonyme de bonheur", disaient des panneaux.

"Le rapport du GIEC l'a bien montré : les personnes les plus précaires trinquent le plus du dérèglement climatique. Et donc nous, étudiants, allons être les premiers concernés", disait Imane Ouelhadj, la présidente du syndicat étudiant UNEF, dans le cortège. Pour Camille, 24 ans, sans emploi, encartée NUPES, "sur les questions d'écologie, on a tendance à nous mettre un peu des messages comme quoi les petits gestes du quotidien vont changer les choses. Nous, c'est le message inverse qu'on veut faire entendre : en fait, c'est un système qu'il faut qu'on combatte ensemble".

Avec AFP. 

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