Education/Citoyenneté

Jeux durables : "un outil adéquat pour favoriser la prise de conscience"

Les jeux durables et fabriqués dans l'Hexagone ont la cote auprès des Français.
©NadyaEugene/Shutterstock

Jean-Thierry Winstel a fondé Bioviva il y a 22 ans. Cette marque de jeux pour enfants était alors la seule à fabriquer durablement, pour sensibiliser les Français au respect de l'environnement. 

Bioviva s'est donné pour mission "d'éduquer dans la joie, le respect de soi et du monde vivant", décrit Jean-Thierry Winstel, fondateur de la marque durable de jeux pour enfants. Créée il y a 22 ans, Bioviva était alors en avance sur son temps par sa fabrication 100 % française et son éco-conception de jeux ludiques et éducatifs pour les enfants. Voilà trois ans que la marque décolle un peu plus, d'année en année. Rencontre avec son fondateur. 

Bioviva progresse considérablement depuis trois ans, qu'est-ce qui se passe selon vous ? 

Il y a un réel engouement pour les entreprises engagées proposant un rapport qualité/prix juste et éthique, et c'est ce que nous faisons. Je pense que la fabrication française est un vrai plus, puisqu'au delà du respect de l'environnement, les Français y sont attachés. Chez Bioviva, il n'y a pas de plastique, pas de pile, pas de colle, du bois labellisé... En plus nos jeux sont très résistants.

Je suis passionné par le vivant, j'aime la vie et je trouve dommage de la massacrer sans conscience.

Jean-Thierry Winstel, fondateur de la marque durable de jeux pour enfants, Bioviva.
©Jean-Thierry Winstel/Facebook

A travers vos jeux, vous avez choisi de parler nature. Qu'est-ce qui vous a guidé vers ce choix ? 

Je suis tombé dedans petit. Je suis passionné par le vivant, j'aime la vie et je trouve dommage de la massacrer sans conscience. Nous ne sommes pas là pour juger ou donner des leçons mais simplement pour montrer qu'une autre approche est possible. J'ai compris que le jeu était un outil adéquat pour favoriser la prise de conscience, dans la joie. Chaque être humain démarre son apprentissage de la vie par le jeu. Donc je pense que nous avons une mission à accomplir. 

Parmi les jeux que vous avez produits, quelle est votre plus grande fierté ? 

Le premier. Avant d'être le nom de la marque, Bioviva était un jeu. Lorsque je l'ai créé, il y a 22 ans, il a remporté 13 premiers prix. C'était un énorme succès et en même temps, un véritable OVNI parce que commercialement, il n'a pas bien fonctionné. Pour les vingt ans de la marque, nous avons ressorti ce jeu et il a cartonné. Avant l'heure ce n'est pas l'heure, maintenant, ça l'est un peu plus ! 

En quoi consiste ce jeu ? 

C'est un jeu familial. Il se joue sur un plateau en forme de planisphère et on se déplace sur les grands éco-systèmes de la Terre. Il n'y a pas de pays et pas de frontière. On y découvre l'histoire de la vie, de la planète, à travers des anecdotes et des défis. 

Nous voulons offrir un millions de jeux aux enfants réfugiés à travers le monde."

Bioviva aurait pour projet d'offrir des jeux à des enfants réfugiés ? 

J'ai décidé il y a un peu moins d'un an de ce projet fou : nous voulons offrir un millions de jeux aux enfants réfugiés à travers le monde. Cela correspond à notre pédagogie et notre mission de changer notre rapport au monde, se réconcilier avec soi et avec les autres. Ces enfants, qui n'ont plus rien, sont les adultes de demain et ils en ont besoin. Nous avons déjà pas mal de partenaires mais ce n'est que le début. 50 000 jeux ont été financés mais nous avons vraiment besoin de fonds aujourd'hui pour mener à bien ce projet improbable mais tellement important

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab, cliquez ici