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Education/Citoyenneté

Jane Fonda, autre symbole de la désobéissance civile

©Andrea Raffin/Shutterstock

À l'heure où le président des États-Unis, Donald Trump, vient d'officialiser sa sortie de l'Accord de Paris sur le climat, la célèbre actrice américaine Jane Fonda, 81 ans, s'engage non sans détermination dans le mouvement initié par la jeune militante suédoise Greta Thunberg. Elle a été arrêtée quatre fois en un mois alors qu'elle participait à des manifestations visant à réclamer des mesures contre le changement climatique.

Vendredi 1er novembre, Washington. Parée d'un manteau rouge vif, Jane Fonda, l'actrice d'On achève bien les chevaux, productrice et militante pacifiste, est arrêtée et menottée par les forces de l'ordre, avec une quarantaine d'autres personnes, devant le Congrès américain. La raison : cette dernière participe alors à une manifestation non-autorisée visant à dénoncer "l'inaction" gouvernementale contre le changement climatique. Il s'agit de sa quatrième arrestation en l'espace de quatre semaines. Très inspirée par la jeune militante Greta Thunberg, Jane Fonda avait en amont indiqué son intention de protester chaque vendredi contre "l'immobilisme" de l'État devant le Capitole.

"Cette fois je vais peut-être passer la nuit en prison mais ça me va”, a d'ailleurs lancé l’actrice lors de son arrestation - citée par l'AFP. C'est effectivement ce qui attendait la célébrité oscarisée, pour la première fois en un mois.

Interrogée par la BBC, la militante s'est dite inquiète pour Greta Thunberg (actuellement en quête d'un moyen de transport "durable" depuis les États-Unis pour se rendre à la COP25, finalement prévue à Madrid) : "Elle comprend que si elle est attaquée, c’est parce qu’elle fait la différence et que cela effraie les gens". La BBC qui rappelle au passage que l'actrice est une fervente militante depuis les années 1970 - lutte contre la guerre du Vietnam, défense des droits de la communauté autochtone... "Je ne me sentais pas très bien dans ma peau parce que je savais que je ne faisais pas ce que je pouvais faire. Je n'étais pas une personne super heureuse jusqu'à ce que je commence à faire cela", a-t-elle précisé à la chaîne d'informations. 

Dans le même temps, les États-Unis se sont officiellement retirés de l'Accord de Paris, lundi 4 novembre. Le président Donald Trump a qualifié celui-ci d'"inefficace", d'"injuste" et de "très coûteux". Cette décision doit prendre effet à compter du 4 novembre 2020, au lendemain de la présidentielle américaine.

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