Education/Citoyenneté

Institutrice, pâtissier, ou... "gilets jaunes", ils expliquent leur soutien à la pétition contre l'inaction climatique

©DAMIEN MEYER / AFP

Institutrice, pâtissier, retraité ou... "gilets jaunes", ils expliquent pourquoi ils ont signé la pétition soutenant un recours juridique contre l'Etat pour inaction climatique lancée par quatre ONG, qui rassemblait plus de 1,8 million de personnes vendredi 28 décembre.

"C'est peut-être quelque chose qui peut permettre de taper du poing sur la table", témoigne Christophe Laur, 53 ans, professeur des écoles à Venerque (Haute-Garonne). L'instituteur se dit très étonné de la "prise de conscience" qu'il discerne autour de lui et reste optimiste.

Il y avait une soirée sur l'action climatique dans mon village, je pensais qu'on serait trois pelés et un tondu dans une grande salle: on s'est retrouvé à cent cinquante personnes".

"L'Etat n'avance pas" 

Jean-Paul Provost, retraité nantais de 72 ans, a signé la pétition car il est "très sensible à tous les sujets écologiques" et "trouve que l'Etat n'avance pas sur le sujet, alors que c'est crucial de faire quelque chose". Écologiste dans l'âme, il se déplace principalement à vélo et est membre d'un groupe chrétien récemment créé destiné aux paroisses souhaitant s'engager pour la planète.

"Un jour, il sera trop tard" 

Marieke Mouzarine, habitante de Dieudonné (Oise), est une grande habituée des pétitions en ligne. Le ton sombre, elle déplore qu'on ne "se sente pas encore trop concernés en France" : "Les politiciens ont une vision à court terme, mais il faut qu'il y ait une réaction. Un jour, il sera trop tard." Pessimiste, l'institutrice de 38 ans n'attend que "des petits gestes symboliques" de l'Etat.

"Crime contre la Terre" 

"Ça me fait penser à un de mes films favoris, 'La Belle Verte' de Coline Serreau, où on fait payer les gens qui ont commis des crimes contre la Terre. Ce que fait notre gouvernement, c'est un crime contre la Terre", assène Pierre Jombart, 28 ans, pâtissier travaillant en France et en Nouvelle-Zélande. Pour ce "gilet jaune" revendiqué, défense de l'environnement et justice sociale vont "complètement de pair".

"Ça me fait mal" 

Depuis qu'elle est en âge de voter, Christelle Jasinsky, 50 ans, a toujours choisi des partis écologistes. Son enfance dans les Ardennes lui a donné le goût de la nature. "Ça me fait mal de voir la pollution des océans, les glaciers qui fondent", confie-t-elle. Cette auxiliaire de vie signe souvent des pétitions pour l'environnement mais estime qu'il faudrait aussi mettre à contribution les entreprises.

"Pour les générations futures" 

"C'est pour mes enfants, pour les générations futures", explique Reda Daalech, père de trois jeunes enfants et aide-soignant de 35 ans à Colmar (Haut-Rhin). Lui aussi s'est mobilisé au sein des "gilets jaunes" pour "la justice sociale et l'environnement". Il accuse l'Etat de se "cacher derrière la taxe carbone". "On a signé la pétition, maintenant il nous faut un juge courageux", conclut-il.

Avec AFP.

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