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Question du jour

2018 : année de la prise de conscience mondiale des enjeux climatiques ?

Hans Joachim Schellnhuber est co-auteur d'une étude sur la possible transformation de la Terre en étuve.
©SOERENSTACHE/DPA/AFP

Le physicien Hans Joachim Schellnhuber, co-auteur de l'étude sur la possible transformation de la Terre en étuve, affirme au journal The Guardian que 2018 sera une année charnière dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Avec la multiplication des vagues de chaleur et des catastrophes naturelles, 2018 sera-t-elle l'année de la prise de conscience mondiale des conséquences du réchauffement climatique ? C'est en tout cas ce qu'affirme Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, dans une interview accordée au journal The Guardian. Le physicien estime que "les populations commencent à réaliser que le réchauffement global n'est pas un problème pour les générations futures mais bien le nôtre dès maintenant".

Pour justifier cette affirmation le physicien s'appuie notamment sur la popularité de la dernière étude à laquelle il a participé. Cette dernière a fait beaucoup parler d'elle au moment de sa publication le 6 août dernier, au point d'être téléchargée plus de 270 000 fois selon le chercheur. L'étude en question insiste sur l'urgence de fixer des objectifs ambitieux sous peine de voir la planète Terre se "transformer en étuve". Elle pointe notamment du doigt les décisions politiques prises pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés qui, en plus de ne pas être respectées, seraient insuffisantes. En effet, il faudrait réussir à ne pas dépasser la barre des un degré en plus pour éviter un emballement du climat selon l'étude. Pour le scientifique, on n'avait pas connu un tel intérêt pour l'environnement "depuis 2007, année où le prix Nobel a été remis à Al Gore et à l'Intergovernmental Panel on Climate Change".

Hans Joachim Schellnhuber estime cependant que les solutions ne viendront pas des politiciens qui "préfèrent les petits problèmes qu'ils peuvent résoudre qui leur font gagner en popularité" mais plutôt d'une "accumulation de la pression de l'opinion publique" qui empêchera aux politiques de "fuir leur responsabilités".

Avez-vous senti une prise de conscience grandissante des enjeux climatiques cette année ?

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