Entre 2024 et 2025, les Etats-Unis, qui ont vu presque doubler leurs montants industriels investis, passant de 404 à 793 milliards de dollars, se sont hissés sur la plus haute marche du podium, selon ce baromètre dévoilé par le cabinet Trendeo, l'institut de la réindustrialisation deCESI et le cabinet de conseil McKinsey.
A l'inverse, entre 2022 et 2025, la Chine a vu ses montants industriels investis divisés par 12, passant "de 555 milliards de dollars en 2022 à 46 milliards en 2025", selon cette étude, qui se base sur les projets d'investissements industriels de plus de 30 millions de dollars ou ceux amenés à créer plus de 50 emplois, et qui acte "un bouleversement dans la hiérarchie des grandes zones géographiques".
Investissements massifs dans les centres de données
En termes de destination des investissements, "l'Asie, qui recevait en moyenne 265 milliards de dollars par an depuis 2016, voit ses investissements reçus chuter à 131 milliards en 2025. Ainsi, la région se redéploie, notamment via l'investissement chinois à l'étranger", notamment dans les mobilités électriques, notent les auteurs de l’étude. Inversement, le continent américain, est reparti à la hausse, notamment tiré par les États-Unis, lesquels "drainent 44 % de l'investissement mondial et 26 % du volume de projets", selon le baromètre.
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Une tendance fragile toutefois, le pays n'étant pas à l'abri de "retournements de tendance", au regard de la concentration de 75 % de ces investissements dans trois secteurs: électronique/semi-conducteurs, pharmacie et centres de données. En 2025, ces derniers ont représenté près du tiers des investissements significatifs à l'échelle internationale, avec près de 580 milliards de dollars d'investissements, selon cette étude.
Dans cette tectonique des plaques des investissements industriels, la France "s'impose comme 4ème destination mondiale des investissements industriels sur la période 2021-2025 (139 milliards de dollars reçus), mais les retombées pour le pays en termes d'emplois sont à relativiser: "47 % sont des investissements que la France fait dans d'autres pays", précise l’étude. Cette dynamique française permet toutefois à l'Union européenne de se classer devant l'Inde en 2025.
Avec l’AFP.