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02 déc

Tierra del Fuego, Angelika Markul au Musée de la Chasse et de la Nature

©Angelika Markul, Tierra del Fuego, Mylodon, bronze
Musée de la Chasse et de la Nature, 62 rue des Archives
Paris, 75003

Tierra del Fuego est un projet artistique polymorphe, composé d’un ensemble d’œuvres plastiques qui porte sur la disparition d’un paysage de glaciers. Il est inspiré de l’archipel du même nom qui se situe en Patagonie, aux confluences de l’Argentine et du Chili, à l’extrême sud du continent américain. Le paysage exceptionnel et caractéristique de cette région du monde disparaît progressivement sous l’effet du changement climatique, au même titre que la civilisation amérindienne qui vécut sur ces terres pendant 12 000 ans, avant d’y être décimée par les Européens. En lien avec son film La Mémoire des glaciers qui montre l’accélération du processus de la fonte, Angelika Markul révèle les souvenirs enfouis dans les glaces et convoque une série de phénomènes et d’influences qui, ensemble, composent une symphonie de fin du monde : des objets en bronze évoquant les traditions perdues des yagans, ces pêcheurs nomades de Terre de Feu, une sculpture de la dépouille d’un mylodon, cet animal préhistorique endémique désormais disparu ou encore les reliefs cartographiques de cette terre aux chemins oubliés. L’artiste a conçu cette œuvre en écho au poème La Iluvia lenta (« pluie lente ») de la poètesse chilienne Gabriela Mistral, qui appelle à une nécessaire reconnexion avec la terre-mère.

Angelika Markul poursuit ici les obsessions qui sont au centre de son travail, tels que le passage du temps et la fuite des traces mémorielles et matérielles. Sa pratique artistique est née d’une utopie, celle d’une archéologie totale, d’un archivage sans faille des traces de vies, qu’elles soient humaines, animales ou végétales.

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