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Une alimentation bio régulière contribuerait à réduire les risques de surpoids

© Crédit Riccardo Milani / Hans Lucas / AFP

Votre corps, comme la planète vous disent merci. Selon une vaste étude menée par l'Inra, un Indice de Masse Corporelle (IMC) plus stable a été observé chez les consommateurs réguliers de bio.

Si le bio a le vent en poupe depuis un certain temps, une étude de l'Inra - Institut National de la Recherche Agronomique - confirme à nouveau que les consommateurs ont tout bon. Selon les données collectées en 2014 auprès de plus de 29 000 participants, une consommation importante et régulière de produits biologiques serait associée à un indice de masse corporelle (IMC) plus stable que la moyenne. 

"Le régime alimentaire observé chez les grands consommateurs de bio est nutritionnellement plus sain et apporte plus de nutriments", précise l'étude, mettant également en avant le fait que l'IMC des sondés suivant un régime biologique s'élève en moyenne à 23,2, contre 27,3 pour les autres*

*Selon l'OMS, un IMC normal se situe entre 18,5 et 25. La personne dont l'IMC varie entre 25 et 30 est considérée comme étant en surpoids. 

Dans le cadre du projet BioNutriNet, les résultats ont été republiés à la mi-avril dans la revue American Journal of Clinical Nutrition. Pour évaluer le phénomène, l'étude a mobilisé des nutritionnistes, économistes, toxicologues, agronomes et spécialistes de l'environnement : 264 produits alimentaires ont été analysés à l'aide d'un questionnaire et des informations sur le mode de vie, les lieux d’achat du bio et l’IMC des sondés ont également été enregistrées.

Un coût plus élevé

L'étude met également en avant les variations de prix entre un régime bio et un régime non-bio : le coût de l'alimentation biologique s'élèverait en moyenne à 8,80 euros par jour, contre 7 euros pour un régime classique. 

Ce que l'on retrouve dans l'assiette diffère également d'un régime à l'autre. Les adeptes du bio consomment plus de fruits et légumes et moins de viande rouge et de produits laitiers. Enfin, l'étude a également analysé l'exposition aux pesticides de synthèse, soulignant également une différence notable : "L’exposition aux résidus de pesticides par l’alimentation était, selon les molécules, entre 23 % et 100 % inférieure pour les adeptes du bio".

Au mois d'octobre dernier, une autre étude également menée par l'Inra, suggérait qu'une "alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers", à hauteur d'une diminution des risques de 25 %

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