Les Journées Nationales de la Réparation se tiendront du 15 au 18 octobre 2026 partout en France.
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Journées Nationales de la Réparation : les solutions pour réparer plutôt que remplacer

À la veille des Journées Nationales de la Réparation, l'ADEME fait le point sur l'offre disponible en France : plus de 54 000 professionnels accueillant du public sont aujourd'hui référencés.

La 4e édition des Journées Nationales de la Réparation se tiendra du 15 au 18 octobre. Organisé par l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée) et la Make.org Foundation, l’événement réunira notamment plus de 45 collectivités autour de la réparation dans les territoires. L’objectif : sensibiliser le grand public à l’intérêt de réparer plutôt que de remplacer et faire de la réparation une habitude éco-citoyenne.

Pendant quatre jours, des événements et ateliers seront proposés partout en France pour encourager les particuliers à privilégier la réparation plutôt que le remplacement de leurs objets.

Les chiffres clés de l’ADEME

Selon Anne-Charlotte Bonjean, coordinatrice du pôle Durabilité et ressources au sein du service Écoconception et Recyclage de l’ADEME, le Panorama de la réparation de 2022 faisait état d’une légère hausse du nombre de structures de réparation. Plus de 54 000 professionnels de la réparation accueillant du public sont aujourd'hui référencés en France. Les chiffres sont en cours d’actualisation et les nouvelles données sont attendues en 2027.

"On peut tout de même noter que le secteur de la réparation est en croissance, poussé par les initiatives réglementaires, comme le Bonus Réparation et l’indice de réparabilité, mais aussi par une prise de conscience des consommateurs en faveur de la réparation", explique-t-elle.

La répartition des réparateurs varie également selon les territoires. D’après Anne-Charlotte Bonjean, l’offre suit globalement la répartition de la population : certains secteurs disposent d’une offre complète, tandis que d’autres sont moins bien couverts. L’objectif serait que chaque citoyen puisse accéder à un service de réparation situé à 15 kilomètres maximum de son domicile. Une distance qui peut toutefois sembler importante dans les zones urbaines.

La plateforme Que faire de mes objets et déchets de l’ADEME permet de trouver des solutions pour prolonger la durée de vie des objets du quotidien, des textiles aux équipements électroniques, en passant par le mobilier.

Parmi les professionnels référencés, près de 6 700 sont labellisés pour faire bénéficier leurs clients du Bonus Réparation, une aide financière directement déduite de la facture. La plateforme recense également des ateliers d’autoréparation et des Repair Cafés, où les particuliers peuvent apprendre à réparer leurs objets ou se faire accompagner.

Pourquoi des freins persistent 

Selon une étude menée par l'ADEME en 2024, 43 % des Français estiment que l'offre de réparation est trop peu connue du grand public.

Le coût constitue un frein important à la réparation. "Le consommateur a besoin de savoir que son investissement sur la réparation lui permettra de prolonger radicalement la durée de vie de son produit et qu'il ne sera pas perdant financièrement par rapport à un remplacement du produit", assure Anne-Charlotte Bonjean.

L’accessibilité des réparateurs constitue un autre frein. À noter que sur "Que faire de mes objets et déchets", il existe un filtre "Bonus Réparation" pour ne visualiser que les réparateurs labellisés. 

Le Bonus Réparation, un levier pour encourager la réparation

Anne-Charlotte Bonjean rappelle que le Bonus Réparation est une initiative publique financée par des fonds privés. Ce dispositif permet de réduire la facture des réparations réalisées chez les professionnels labellisés.

"On voit que le nombre d'utilisations du Bonus augmente, donc les consommateurs font réparer leurs produits, note la coordinatrice de l'ADEME. Plus d’un tiers des bénéficiaires n’auraient pas fait réparer leur produit sans ce bonus. C’est donc une mesure qui a un impact réel pour accompagner les consommateurs vers la réparation".

Les conditions du dispositif sont détaillées sur la plateforme de l’ADEME.

Mieux faire connaître les solutions de réparation

Pour encourager les Français à réparer davantage, Anne-Charlotte Bonjean souligne l’importance de la communication et du bouche-à-oreille. Les retours d’expérience sur la réparation peuvent contribuer à inciter d’autres consommateurs à faire réparer leurs objets.

Les Journées Nationales de la Réparation seront l’occasion de faire connaître les solutions existantes et d’encourager les Français à réparer leurs objets plutôt qu’à les remplacer.

"Les acteurs locaux, comme les communes ou les communautés de communes, peuvent contribuer à mieux faire connaître les solutions de réparation en facilitant l’organisation d’événements au plus près des habitants, comme les Repair Cafés", explique Anne-Charlotte Bonjean.

L’ADEME, avec l'équipe de "Que faire de mes objets et déchets", cherche aussi à mobiliser les acteurs du marché, notamment les vendeurs en ligne, afin qu’ils puissent orienter leurs clients vers des réparateurs locaux et contribuer à prolonger la durée de vie des produits.