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Agriculture et alimentation : les AOP laitières se mettent à la page

A travers la nouvelle démarche AOP laitières durables, les 51 appellations d’origine protégées comptent répondre aux attentes des consommateurs, en quête de transparence sur les modes de production des fromages, beurres et crèmes qu’ils achètent. Décryptage. 

Reconnaissable avec ses couleurs jaune et rouge, le logo AOP (Appellation d’Origine Protégée), apposé sur les produits laitiers français, atteste que toutes les étapes de fabrication (production, transformation et affinage) sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une zone géographique délimitée et qui donne ses caractéristiques au produit (goût, forme, texture...). Sous l’impulsion du CNAOL (Conseil national des appellations d’origine laitières), ce label, aujourd’hui synonyme de qualité pour les consommateurs, va toutefois être renouvelé à travers la démarche “AOP laitières durables” afin de s’adapter aux nouvelles exigences du grand public. 

L’idée est née dès l’été 2020, après la crise sanitaire et dans le prolongement de la loi Egalim. A cette période, il y avait beaucoup de questionnements de la part de la société sur les modèles de production et les acteurs de la filière. "Nos cahiers des charges, bien qu’accessibles sur internet, ne répondent pas à l’ensemble des questions qui nous sont posées”, explique Hubert Dubien, président du Cnaol. 

Apporter des réponses aux consommateurs 

Ce 21 juin, les 51 appellations laitières françaises (46 fromages, 3 beurres et 2 crèmes) présentent les dix-huit engagements et le plan d’actions associés qu’elles comptent prendre pour apporter plus de transparence aux consommateurs, et s’inscrire dans un modèle agro-alimentaire durable. Ces pistes de progrès pourront être consignés dans les différents cahiers des charges à l’horizon 2025-2030. 

Si la démarche AOP laitières durables vise notamment à apporter des réponses sur les trois piliers du développement durable (environnement, social, et économique), de nombreuses pratiques sont déjà à l’oeuvre parmi les AOP. 

Promouvoir des pratiques durables 

Sur le volet environnemental, certains producteurs s'attèlent déjà à maintenir et développer la biodiversité. Comment ? En développant par exemple de nouveaux outils qui seront moins dévastateurs pour les sols. "Avec un lycée agricole, nous sommes actuellement en train de créer une machine, une sorte de brosse, capable de récupérer les graines sans abîmer les prairies et leur richesse”, explique Hubert Dubien, également producteur de lait pour la fourme de Montbrison AOP

En matière social, les engagements peuvent être divers. La transmission des savoir-faire est un enjeu majeur notamment dans les petites AOP où ceux qui détiennent le savoir forment les nouveaux entrants. Des améliorations doivent toutefois être faites pour attirer les jeunes vers les métiers de l’agriculture et de l’alimentation. “On se doit de faire en sorte que nos métiers soient plus abordables en termes de pénibilité, par exemple. Il faut que la fabrication d’un fromage reste authentique mais on peut s’améliorer sur certaines tâches pour qu’il y ait moins de troubles musculosquelettiques”, note Hubert Dubien. 

En partenariat avec le CNAOL

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