Organisée par le Climate Group en parallèle de l’Assemblée générale des Nations unies, la Climate Week NYC réunit responsables politiques, entreprises, investisseurs, chercheurs et associations. Plus de 100 000 participants sont attendus au cours de la semaine.
Après le lancement des premiers rendez-vous dimanche, la cérémonie d’ouverture s’est tenue lundi 21 septembre. Le Premier ministre australien Anthony Albanese, la Première ministre islandaise Kristrún Frostadóttir et le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband y ont notamment pris la parole.
Le programme réunit également le directeur de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol, la représentante spéciale des Nations unies pour l’énergie durable Damilola Ogunbiyi, le militant Bill McKibben ou encore le sénateur américain Sheldon Whitehouse.
L’énergie comme fil rouge
Placée sous le mot d’ordre "Energy. Impact. Action.", l’édition 2026 accorde une place centrale à la transition énergétique. Plusieurs rencontres portent sur l’électrification des usages, le développement des renouvelables, le financement des infrastructures et la modernisation des réseaux électriques.
Ces discussions interviennent alors que la demande mondiale d’électricité augmente. Aux besoins liés aux transports, aux bâtiments et à l’industrie s’ajoutent ceux de la climatisation, notamment pendant les vagues de chaleur. La Climate Week doit donc répondre à une question concrète : comment produire davantage d’électricité tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles ?
L’expérience de l’Islande a notamment été mise en avant lors de la cérémonie d’ouverture. Kristrún Frostadóttir a rappelé que le choc pétrolier des années 1970 avait poussé son pays à développer la géothermie. Elle a appelé les gouvernements à renforcer leurs infrastructures avant que les prochaines crises énergétiques et climatiques ne les y contraignent.
L’IA et les data centers au programme
Le développement de l’intelligence artificielle occupe également une place importante dans les échanges. Les centres de données nécessaires à son fonctionnement consomment beaucoup d’électricité et d’eau, au risque d’accentuer les tensions sur des réseaux déjà fortement sollicités.
Plusieurs événements réunissent ainsi opérateurs énergétiques, investisseurs et entreprises technologiques pour réfléchir au raccordement de ces infrastructures, à leur alimentation en électricité bas carbone et à leur impact sur les territoires.
Les débats doivent aussi explorer l’autre facette de l’IA, qui peut contribuer à mieux prévoir la production renouvelable, anticiper les risques climatiques ou optimiser la consommation d’énergie.
Des discussions dans toute la ville
Au-delà de l’énergie, les rendez-vous portent sur la finance durable, les bâtiments, les transports, l’agriculture, la biodiversité ou encore les océans. Le Hub Live, organisé lundi et mardi, rassemble les principales séances plénières et tables rondes du Climate Group.
D’autres rencontres se poursuivront jusqu’à dimanche dans les cinq arrondissements de New York. À quelques semaines de la COP31, prévue en novembre à Antalya, l’objectif affiché est de faire émerger des financements, des partenariats et des projets capables de traduire les engagements climatiques en réalisations concrètes.