Face au changement climatique, les distributeurs doivent repenser l'aménagement de leurs magasins.
© Ulrick Trappschuh /Pexels
Climat

Face au changement climatique, les distributeurs appelés à "construire le magasin de demain"

Films solaires, parkings végétalisés, barrières étanches amovibles... La fédération Perifem, qui réunit les distributeurs autour de questions énergétiques ou environnementales, a publié mardi une vingtaine de "solutions" pour adapter les magasins au changement climatique et pousser le secteur à "passer à l'action".

"Canicules, sécheresses, feux de forêt, inondations... L'été 2026 a confirmé l'urgence d'adapter les activités économiques aux nouvelles réalités climatiques", en complément des "efforts de décarbonation déjà engagés par les enseignes", plaide la fédération dans un communiqué.

"Tous les sites sont exposés", a insisté lors d'une conférence de presse Christine Bourge, responsable environnement de Perifem. "Il y a un peu plus de 45.000 espaces commerciaux en France. Que ce soit des grandes surfaces alimentaires, des grandes surfaces non alimentaires ou des centres commerciaux, partout en France, aucun ne peut échapper à un aléa", a-t-elle ajouté.

Un impératif économique face aux risques climatiques

L'adaptation, ce n'est pas une dépense, c'est un investissement", a fait valoir Mme Bourge, citant un rapport de 2024 de la Caisse centrale de réassurance (CCR) selon lequel un euro investi dans ce domaine vaut "quatre euros en moyenne de dommages évités".

"Une inondation, par exemple, représente entre 100.000 et 500.000 euros de dégâts" matériels, auxquels s'ajoutent 50.000 euros de pertes par jour d'activité, a-t-elle illustré.

Il s'agit également pour les enseignes de "maîtriser leurs dépenses énergétiques et conditions d'assurance, alors que le niveau de couverture et les primes sont appelés à évoluer avec l'exposition des sites", selon Perifem.

24 solutions pratiques pour le « magasin de demain »

La fédération propose ainsi 24 solutions techniques, organisationnelles ou fondées sur la nature, adaptées aux sites et leurs contraintes spécifiques, dans le cadre d'un guide sectoriel réalisé notamment avec le soutien financier de l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

Face aux vagues de chaleur par exemple, "la priorité est de conserver la fraîcheur plutôt que de climatiser davantage" en privilégiant "l'isolation", la "végétalisation" ou des "protections solaires".

"Chez un distributeur non-alimentaire, la pose de films solaires" a permis de diminuer "de 40 %" les besoins de climatisation en été, souligne Perifem.

Avec AFP