Le rapport est une synthèse annuelle rédigée par plus de 70 scientifiques issus de près de 30 pays, résultat d’une collaboration entre le réseau de recherche Future Earth et le Programme mondial de recherche sur le climat des dix-huit derniers mois.
Parmi les dix points mis en avant, l’un concerne les progrès de la "science de l’attribution". Cette discipline cherche à quantifier la contribution d’un acteur ou d’un phénomène aux changements climatiques observés.
Des responsabilités chiffrées
Les émissions directes et liées à la chaîne de valeur des “carbon majors” sont à l’origine de 24 à 37 % de l’élévation du niveau de la mer à ce jour, selon le rapport. Ce résultat repose sur leurs activités entre 1854 et 2020.
Responsabilités élargies aux plus riches
Le rapport élargit le constat aux individus les plus aisés : sur la période 1990-2020, les émissions liées à la consommation et aux investissements des 10 % les plus riches ont contribué à multiplier par sept la probabilité d’événements de chaleur extrême par rapport à la moyenne.
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Des conséquences qui s’étalent sur des siècles
Le rapport souligne que l’essentiel des dégâts économiques liés aux émissions passées reste à venir, en raison de la persistance du CO2 dans l’atmosphère pendant des siècles. Pour une quantité de CO₂ émise en 1990, environ 90 % des dommages économiques associés ne se sont pas encore matérialisés.
Les limites de la méthode
Les auteurs reconnaissent que la science de l'attribution reste inégale selon les phénomènes étudiés : elle est aujourd'hui particulièrement développée pour les vagues de chaleur, quand d'autres événements comme les inondations, les sécheresses ou les cyclones restent plus difficiles à analyser avec la même précision. La recherche reste également marquée par un déséquilibre géographique, avec des données plus limitées pour les pays à revenus faibles ou intermédiaires.