ID d'ailleurs

Etats-Unis : la reconnaissance faciale utilisée pour protéger les singes

L'outil PrimNet, développé par des chercheurs américains, permet de protéger les chimpanzés, les singes dorés et les lémuriens grâce à la reconnaissance faciale.
©Cristi Popescu/Shutterstock

Des chercheurs américains de l'Université du Michigan ont mis au point une technologie visant à protéger les primates menacés : la reconnaissance faciale. 

L'outil PrimNet, mis au point par nos voisins d'Outre-mer, allie intelligence artificielle, base de données et reconnaissance faciale. Pour protéger trois espèces de singes menacées, les chercheurs de l'université du Michigan, dans le midwest des Etats-Unis, ont développé cette technologie dans le but d'enrayer les trafics animaliers.

Moins brutal et moins coûteux que les puces électroniques, cet outil comporte une immense base de données répertoriant des milliers de photos de chimpanzés, singes dorés et lémuriens - qui représentent, à eux seuls, 60 % des espèces de primates menacés. Le logiciel permet de les identifier et de les localiser facilement, grâce à une simple photo. L'intelligence artificielle basée sur un réseau de neurones distingue les animaux individuellement à leurs yeux, ou encore aux nuances de leurs fourrures...

Une application mobile pour faciliter le travail de terrain

De plus, les acteurs de terrain disposent d'une application, disponible sur Android, appelée PrimID. Sur place, ils peuvent alors photographier un singe et questionner la base de données directement qui leur fournira les informations connues sur l'animal. L'objectif est surtout, lorsqu'un singe est capturé et retrouvé, de pouvoir le reconnaître et d'enquêter sur sa capture pour prévenir d'autres trafics. Cette technologie serait fiable à 90 %, rapportent les développeurs dans le premier rapport de leur étude. Dans un premier temps, PrimNet est destiné à être utilisé en Afrique Centrale.