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Brésil : au carnaval de Rio, les femmes disent « Non c’est non » aux agressions sexuelles

Une femme se fait poser le tatouage éphémère "Non c'est non", au carnaval de Rio
©Carl de Souza/AFP

Au carnaval de Rio, les femmes se mobilisent contre les violences sexuelles. 

Les Brésiliennes disent « non, c’est non ». Le carnaval de Rio est une institution dans le pays, mais c'est aussi la fête de tous les excès où les femmes sont sujettes aux agressions sexuelles. Cette année, du 9 au 19 février, elles se mobilisent et donnent du sens à la lutte contre le harcèlement sexuel.

Le message inscrit sur les corps féminins

Une femme a été agressée toutes les quatre minutes lors de l'édition 2017, selon la police. Un chiffre alarmant qui résonne dans le sillage du #MeToo, le hashtag qui a libéré la parole au cours de ces dernières semaines. Sur des airs de samba, l'alcool coule à flots et les corps se dénudent : les femmes arborent fièrement des tatouages éphémères et des éventails criant le message « Não é não » (« Non c’est non » en français).

« Nous, les femmes, passons bien plus de temps dans les rues et avec moins de vêtements. C'est un prétexte pour des agressions », déclare Luka Borges, initiatrice du mouvement, à l'AFP. Cette jeune femme de 28 ans distribuera 27 000 tatouages éphémères à l'occasion du carnaval, grâce à une campagne menée sur les réseaux sociaux et un financement par crowdfunding.