Que change le vapotage par rapport à la cigarette ?
Une cigarette allumée brûle du tabac. Cette combustion libère du monoxyde de carbone et des substances cancérogènes. Avec la e cigarette, une résistance chauffe un liquide pour produire un aérosol inhalé par l'utilisateur. Le changement porte sur la façon de délivrer la nicotine et sur les substances auxquelles le vapoteur est exposé.
Un e-liquide contient généralement du propylène glycol, de la glycérine et des arômes. Selon sa composition, il apporte aussi de la nicotine, qui entretient la dépendance tout en soulageant le manque pendant le sevrage. Le remplacement complet des cigarettes par le vapotage réduit l’exposition à de nombreux toxiques issus de la combustion. L’aérosol contient cependant des substances potentiellement nocives, y compris avec un liquide dépourvu de nicotine. Les autorités sanitaires déconseillent le vapotage aux non-fumeurs et durant la grossesse.
Comment situer la cigarette électronique parmi les aides au sevrage ?
Pour accompagner l’arrêt du tabac, les professionnels de santé privilégient les traitements dont l’efficacité est établie, notamment les substituts nicotiniques. La cigarette électronique est un produit de consommation, avec un statut différent de celui d’un médicament. Ce choix individuel se discute en consultation, selon les habitudes du fumeur et les difficultés rencontrées (1).
Les informations techniques des produits de la marque JNR, disponibles sur Ecigplanete : site e-commerce de vape, portent sur le fonctionnement des appareils, le matériel ainsi que ses consommables. Une affirmation d’efficacité pour le sevrage demande des données cliniques propres aux références concernées. Le vapotage doit rester transitoire. Ses effets sur la santé à long terme sont encore insuffisamment connus (1).
Pourquoi chercher l’arrêt complet des cigarettes ?
L’alternance entre tabac et vapotage porte un nom : le vapofumage. Les cigarettes conservées au quotidien maintiennent une exposition aux toxiques issus de la combustion. L’objectif, à plus long terme, reste l’abandon du tabac fumé.
Il est judicieux de noter les moments où vous allumez encore une cigarette. Une envie au réveil, une pause entre collègues ou une contrariété donnent des indications sur le manque et les habitudes. Le professionnel qui vous accompagne utilise ces informations pour adapter le soutien proposé pendant la transition.
L’arrêt du tabac et celui de la nicotine correspondent à deux étapes différentes. Vous avez cessé de fumer dès que vous avez abandonné toute consommation de tabac fumé, même si vous utilisez encore un produit nicotiné. Après l’abandon durable des cigarettes, la diminution de la nicotine et l’arrêt du vapotage se préparent selon chaque situation individuelle. Si les envies de fumer restent fortes, le professionnel ajuste avec la personne suivie le rythme de cette réduction.
Comment se faire accompagner dans sa démarche ?
Adressez-vous à votre médecin, à votre pharmacien ou à un tabacologue pour votre sevrage. Le bilan porte sur la consommation quotidienne, les tentatives précédentes et l'état de santé général. Signalez votre usage d’une vapoteuse, ainsi que les difficultés ressenties (irritabilité, troubles de concentration ou envies persistantes...). (1) Les substituts nicotiniques existent sous plusieurs formes : un patch, une gomme... Leur association et leur dosage s’ajustent à vos besoins. Sur prescription, la majorité de ces traitements bénéficie d’un remboursement de l’Assurance Maladie (2).
Le suivi permet de préparer les situations favorisant une reprise et de faire le point sur vos progrès. Tabac info service propose un accompagnement téléphonique avec un tabacologue au 39 89. L’application gratuite propose un programme d’aide personnalisé.
Sources :
https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/tabac/cigarette-electronique-vapotage
https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/prise-
charge-substituts-nicotiniques