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Politique

Londres "fera tout" pour que la COP26 se tienne en présentiel

La COP26, prévue en novembre 2020, a été repoussée de 12 mois à cause de la crise sanitaire.
©rafapress/Shutterstock

Le gouvernement britannique "fera tout" pour que la conférence de l'ONU sur le climat (COP26) prévue à Glasgow en novembre se tienne en présentiel, malgré la pandémie, a indiqué son président, le Britannique Alok Sharma.

La COP 26, initialement prévue en novembre 2020, avait dû être reportée de 12 mois en raison de la pandémie de Covid-19, qui a fortement restreint les déplacements, alors que ce forum international draine en général des dizaines de milliers de personnes. 

"Nous prévoyons l'événement en présence physique. C'est ce que nos interlocuteurs souhaitent," a déclaré à l'AFP M. Sharma, nommé à ce poste en janvier, à l'occasion d'un déplacement à Paris mardi et mercredi. "Un des points clés pour nous est d'assurer la sécurité non seulement des participants, mais aussi de la population de Glasgow. Nous ferons des plans pour toutes les éventualités, mais nous ferons tout ce que nous pouvons pour assurer que cette conférence se déroule bien en présentiel", a-t-il ajouté.

Il a listé quatre priorités pour la présidence britannique, à commencer par des "objectifs ambitieux" d'engagements climatiques par pays ("contribution déterminée au niveau national", NDC) et si possible de neutralité carbone. 

Assurer le 1,5 degré

Aux termes de l'accord de Paris de 2015, les pays signataires devaient soumettre avant le 31 décembre 2020 leurs engagements révisés, mais l'ONU a alerté fin février que ceux déjà déposés étaient "très loin" des objectifs, notamment de limiter si possible à 1,5 degré la hausse de la température par rapport à l'ère pré-industrielle. Les trois autres priorités sont l'engagement des pays développés à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d'ici à 2025 les politiques climatiques des pays pauvres, "sur lequel nous devons faire des progrès"; les discussions toujours inabouties sur les mécanismes de marchés carbone prévus par l'article 6 de l'accord de Paris; et "que les pays élaborent leurs plans d'adaptation" aux effets du changement climatique".

"Tout cela doit servir à assurer que nous maintenions à notre portée le 1,5 degré", a-t-il dit, en soulignant "qu'il y a beaucoup à faire ces huit prochains mois", notamment lors du G7 que doit organiser le Royaume-Uni en juin, ou du sommet du G20 prévu en Italie juste avant Glasgow.

Lors de son passage à Paris M. Sharma a notamment rencontré Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel et qui présida la COP21 ayant conclu l'accord de Paris, et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Les discussions ont notamment porté selon le ministère français sur "l'avancement" de la préparation de la COP et les priorités, mais aussi la "mise en oeuvre effective" de l'accord de Paris, et les liens climat-biodiversité, alors que de grandes réunions sur la biodiversité sont prévues en 2021, dont le congrès de l'IUCN en septembre à Marseille.

Avec AFP.

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