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Politique

Crise énergétique : hausse des prix limitée à 15 % en 2023, et nouveau chèque énergie

Elisabeth Borne, Agnès Pannier-Runacher, Bruno Le Maire.
©BERTRAND GUAY/POOL/AFP

La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé mercredi que la hausse des tarifs de gaz et d'électricité serait limitée à 15 % en 2023 pour les ménages, tout en précisant que "des chèques énergie exceptionnels seront versés" pour "les plus modestes".

Dans le contexte d'inquiétude nourrie par la flambée des prix de l'énergie en Europe, depuis la reprise post-Covid au 2e semestre 2021 et surtout depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, en février, la Première ministre a tenu à rassurer "concitoyens", "collectivités", et "entreprises".

Le gouvernement a annoncé qu'un nouveau bouclier tarifaire permettrait de limiter "les hausses de prix à 15 % pour le gaz en janvier 2023 et à 15 % pour l’électricité en février 2023" pour "tous les ménages, les copropriétés, les logements sociaux, les petites entreprises et les plus petites communes", soit de l'ordre de deux tiers des communes françaises, selon elle. 

En 2022, la hausse sur les tarifs d'électricité pour les particuliers avait été bloquée par le gouvernement à 4%, et les tarifs du gaz gelés au niveau d'octobre 2021. "Très tôt, nous avons pris des mesures fortes pour protéger les Français. Mais chacun le sait, et il faut aussi le dire de manière transparente : ces mesures ont un coût pour nos finances publiques", a expliqué Elisabeth Borne pour justifier la hausse des tarifs. "Ces augmentations vont conduire à une hausse moyenne des factures de l’ordre de 25 euros par mois pour les ménages qui se chauffent au gaz, au lieu d'environ 200 euros par mois sans bouclier tarifaire ; et à une augmentation moyenne de l'ordre de 20 euros par mois pour les ménages qui se chauffent à l'électricité, au lieu de 180 euros par mois, sans bouclier tarifaire", a fait valoir Mme Borne. Mais un "accompagnement spécifique" sera mis en place pour "aider les plus modestes", avec des "chèques énergie exceptionnels" de 100 ou 200 euros qui seront "versés d'ici la fin de l'année" à destination de 12 millions de foyers.

Le coût du nouveau bouclier tarifaire coûtera 16 milliards d'euros net pour les finances publiques (dont 11 milliards pour le gaz) en 2023 tandis que le chèque énergie représente un coût de 1,8 milliards d'euros pour l'Etat.

"Seules la sobriété et la solidarité européenne nous permettront d'éviter des coupures et des rationnements dans les cas de figure les plus pessimistes, comme un hiver particulièrement froid cumulé à des difficultés d'approvisionnement", a déclaré la cheffe du gouvernement. Mais "dans les scénarios les plus probables, si chacun prend ses responsabilités et fait preuve de la sobriété nécessaire, il n'y aura pas de coupure", a-t-elle ajouté. Le gouvernement lancera par ailleurs une campagne de communication le 10 octobre pour inciter aux économies d'énergie, avec le slogan "chaque geste compte".

Avec AFP. 

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