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Finance

Épargne : et pourquoi pas le financement participatif ?

©pixldsign/Shutterstock

Le financement participatif, ou "crowdfunding" en anglais, consiste à donner un coup de pouce financier, important ou moindre, à une initiative personnelle ou professionnelle. On l'associe généralement au don, mais le financement participatif peut aussi prendre la forme d'un prêt ou de prises de participation. Une belle occasion d'investir dans des projets à impact positif.

Kisskissbankbank, Ulule, Kickstarter, Tipeee... Ces noms ne vous sont certainement pas inconnus. Derrière ces plateformes, la promesse de pouvoir financer un nouveau magazine trimestriel, une épicerie de vrac, une websérie, un album solo, un média qui se crée. Le tout sous forme de dons avec ou sans contrepartie... Mais ce n'est pas la seule forme que peut prendre le financement participatif : au-delà des plateformes de dons, il existe ainsi des plateformes de prêts, gratuits ou rémunérés, et d'autres d'investissement. Dans ce dernier cas, il s'agit de financer un projet entrepreneurial à travers la souscription de titres de capital ou de créance, avec pour contrepartie la participation aux éventuels bénéfices du projet.

Le financement participatif est un outil de collecte de fonds opéré via une plateforme internet permettant à un ensemble de contributeurs de choisir collectivement de financer directement et de manière traçable des projets identifiés

- Association Financement Participatif France (FPF)

La formule semble convaincre dans l'Hexagone : de 167 millions d'euros collectés en 2015, il représentait en 2018 401,7 millions d'euros. Le prêt séduit particulièrement : selon le baromètre du crowdfunding en France 2018, publié par KPMG et l'association FPF, il était l'an dernier en croissance à hauteur de + 40 %. L'investissement était toutefois pour sa part en recul (- 19 %), tandis que le don enregistrait une très légère baisse ( - 2 %). Comment se concrétisent alors le prêt et l'investissement dans des projets de financement participatif ? 

---> Le prêt

Il peut être effectué sans intérêts, avec intérêts sans caution ni garantie, ou en minibons. Le ministère de l'Économie et des Finances précise qu'il permet de financer des "dépenses non prises en compte par les banques", par exemple le besoin de liquidité ou des projets d'investissements immatériels. Il dure sept ans maximum et est plafonné à 2000 € par projet si le prêt est rémunéré, 5000 € dans le cas d'un prêt non-rémunéré. Le montant moyen des prêts rémunérés est de 310 €.

  • Quelques exemples de plateformes de prêts, qui proposent des projets engagés : AgriLend ( filière agricole et viticole), Lendopolis (met en relation des développeurs en énergies renouvelables et des promoteurs immobiliers avec des particuliers soucieux de s’impliquer dans l’économie réelle), Lendosphere (projets de développement durable), Lita.co (entreprises à impact social, sociétal et/ou environnemental), Lumo (projets d’énergies renouvelables), MiiMOSA (acteurs de l’agriculture et de l’alimentation), Pulsss (lien social, solidarité), Solylend (projets éco-durables permettant le développement et l’amélioration des conditions de vie dans les pays émergents)...
  • Quelques exemples de projets financés : Hydrobox, une solution pour la production d'énergie renouvelable en Afrique ; Co-Recyclage, une solution permettant aux particuliers, entreprises, associations et institutions de se défaire de leurs mobiliers, matériels et matériaux ; Soleil de Cabriès, un projet portant sur la construction d'ombrières photovoltaïques sur le parking du golf de la Cabre d'Or...

---> L'investissement

Il peut s'agir d'un investissement en capital (dividendes ou de plus-values réalisées lors de la cession des titres), en obligations (intérêts) ou contre des royalties (commissions sur le chiffre d'affaires). Le ministère de l'Économie et des Finances rappelle que l'investissement, dans ce cadre, permet par exemple de financer le développement d'un projet "à caractère innovant ou non", ou "peu prisé par les investisseurs traditionnels (promotion immobilière, ouverture de succursales, etc.)". On parle d'un montant moyen de 5 896 € pour les obligations, de 7 745 € pour les investissements en capital et de 357 € pour les investissements contre royalties. À noter que la prise de participation peut donner lieu à un avantage fiscal pour les investisseurs (détails ici).

  • Quelques plateformes pour investir dans des projets œuvrant dans le domaine de la transition écologique, sociale et/ou solidaire : Lendopolis (met en relation des développeurs en énergies renouvelables et des promoteurs immobiliers avec des particuliers soucieux de s’impliquer dans l’économie réelle), Lendosphere (projets de développement durable), Lumo (projets d’énergies renouvelables), Tudigo (dédié aux TPE et PME qui ont un impact local positif : emploi, environnement, lien social…), WE DO GOOD (royalty crowdfunding)...
  • Quelques exemples de projets financésCocote.com, un éco-comparateur de produits qui a l'ambition de changer nos modes de consommation à l'échelle mondiale ; ou la centrale solaire de Communal Nord, située à Sore dans les Landes...

Pour en savoir plus sur la fiscalité du crowdfunding de prêt et d'investissement, direction legifiscal.fr.

Bon à savoir : un label pour des projets verts

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a créé en 2017, en partenariat avec l'association FPF, un label "financement participatif de la croissance verte" qui met en avant les actions de participation citoyenne et les projets allant dans le sens de la transition énergétique et écologique. Les détails sur ce label, les plateformes labellisatrices et les projets labellisés en suivant ce lien

Il ne reste plus qu'à repérer un projet qui fait sens... Mais attention quoiqu'il en soit à être vigilant avec ce type d'opérations : la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) conseille ainsi, selon la nature des services fournis par le site Internet, de "vérifier que l’organisme concerné figure bien sur la liste des prestataires autorisés à exercer en France" (voir le portail TousNosProjets.fr proposé par Bpifrance et le répertoire des plateformes membres de FPF), de "prendre connaissance de l’ensemble des informations disponibles sur le site, qui doivent être rédigées de façon claire, complète et compréhensible" ; et de "se renseigner sur les modalités de rachat ou de sortie de l’investissement, notamment sur les frais et les délais". 

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Merci ! #TousActeurs.

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