Le chiffre

Transition énergétique : "la trajectoire observée n'est pas la bonne", pointe le CESE

Le CESE recommande entre autres de "lever les obstacles au développement des énergies renouvelables".
©Sergey Molchenko/Shutterstock

La transition énergétique passera, entre autres, par une implication accrue des collectivités locales et des citoyens, a estimé la semaine dernière le  Conseil économique, social et environnemental.

Sur la question de la transition énergétique, la France est sur la mauvaise trajectoire. Telle est la conclusion tirée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui, dans son avis rendu la semaine dernière, pointe les lacunes de l'Hexagone concernant les objectifs qu'elle s'est fixée à l'occasion de l'adoption, il y a maintenant trois ans, de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

En cause notamment, les retards accumulés sur plusieurs chantiers majeurs, tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui ont augmenté en 2015 et 2016, la rénovation énergétique des bâtiments ou encore le déploiement des énergies renouvelables, point sur lequel la France fait partie des plus mauvais élèves en Europe. Résultat : réduire les GES à hauteur de 40 % d'ici 2030 par rapport à 1990 et porter la part de énergies renouvelables dans la consommation à 32 % apparaissent comme des aspirations inatteignables en l'état actuel des politiques menées, a expliqué la rapporteure Madeleine Charru à l'AFP.

Pour corriger cette trajectoire, le CESE préconise notamment une implication accrue des territoires dans la transition énergétique, fixant un objectif de 15 % d’énergies renouvelables portées par les citoyens et les collectivités à horizon 2030. Pour y parvenir, il faudra cependant, préconise le Conseil, débloquer les moyens et les dispositifs nécessaires à l'accompagnement de ces territoires, en attribuant par exemple "aux régions et aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) des moyens dédiés à la transition énergétique via une part de la Contribution climat-énergie (CCE)" ou en donnant aux collectivités concédantes et à celles en charge des plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) plus de capacité à "orienter le développement des réseaux d’énergie sur leurs territoires".