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Environnement

Pollution plastique : un projet de satellite pour repérer les déchets en mer

©Naja Bertolt Jensen/Unsplash

Après un appel à idées lancé au début de l’année, la Fondation Van Allen et le Centre Spatial Universitaire de Montpellier (CSU) ont choisi de financer un projet de recherche de satellites pour lutter contre la pollution plastique. ID fait le point avec Laurent Dusseau, directeur du CSU et de la Fondation Van Allen.

Protéger la mer depuis l’espace ? C’est ce que la Fondation Van Allen envisage. Dédiée à la recherche sur le développement des nanosatellites, elle a choisi de financer le projet "RESPOGLI" du centre de formation et de recherche sur les environnements méditerranéens (CEFREM) de l’Université de Perpignan. Celui-ci propose de développer une technologie de satellite qui permettrait de surveiller et d’identifier les déchets plastiques en mer.

Le choix de ce projet vient après un appel à idées lancé par la Fondation et le Groupe Nicollin, spécialisé dans le traitement des déchets, afin de développer des solutions innovantes pour lutter contre la pollution plastique marine.

"Il s’agit de financer l’étape de recherche en amont afin de pouvoir se poser la question de la pertinence de ce processus", précise le professeur Laurent Dusseau, directeur du Centre spatial universitaire et de la Fondation Van Allen. "Si les recherches aboutissent et qu’ils disent qu’il y a un intérêt à les utiliser, la Fondation pourra embrayer en prévoyant une mission nanosatellite. Mais cela ne s’effectuera pas avant au moins cinq ans".

Surveiller les plastiques pour mieux les récupérer

L’enjeu de cette recherche est de taille pour la Fondation. Le projet repose sur une proposition qui permet d’identifier la signature spectrale des déchets. "Chaque type de plastique a une couleur scientifique spécifique", explique Laurent Dusseau. "Avec l’imagerie spatiale, il est possible de développer des instruments qui permettent de détecter ces plastiques plus précisément dans l’eau".

Cette mission de recherche porte également sur le biofuling, qui désigne la formation d’une couche d’êtres vivants sur une surface plastique liée à son vieillissement. "Cette étape de recherche est très importante car elle va nous permettre de voir comment les êtres vivants se positionnent sur le plastique : s’ils vont l’alourdir, le dégrader ou le fragmenter. Cette dernière option est la plus dangereuse car le plastique est alors ingéré par les organismes marins et peuvent ensuite se retrouver dans l’alimentation humaine".

En plus du projet du CEFREM, la Fondation Van Allen a également choisi trois autres projets des universités de Lisbonne, Barcelone et du Michigan pour lutter contre la pollution plastique. Celles-ci seront financées conjointement avec la Geoscience and Remote Sensing Society (GRSS), une organisation d'ingénieurs américains qui dispose d'une branche de recherche sur l'environnement.

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