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Environnement

A Paris, un vélo cargo pour transporter les défunts

Une entreprise de pompes funèbres parisienne propose de transporter les cercueils à deux roues.
© Nico.Giquel

Une société de pompes funèbres à Paris lance “la corbicyclette”, le premier corbillard-vélo de France. Une initiative écologique qui invite à repenser le moment du deuil. Trois questions à Isabelle Plumereau, fondatrice des pompes funèbres Le Ciel & la Terre. 

Le monde du funéraire entre également en transition. Alors qu’à Berne, en Suisse, une entreprise de pompes funèbres propose de transporter les cercueils à deux roues, une initiative similaire a vu le jour à Paris. Depuis fin 2021, Isabelle Plumereau, fondatrice des pompes funèbres Le Ciel & la Terre, accompagne les familles en deuil grâce à un nouveau mode de transport : la “corbicyclette”. Interview. 

A quoi ressemble une corbicyclette ?  

C’est un mélange entre un grand vélo et un petit corbillard. Un grand caisson, destiné à accueillir le cercueil, est ancré sur la plateforme d’un vélo triporteur en acier à assistance électrique. Adapté à la loi française, il est noir et entièrement occulté de manière à ce que l’on ne puisse pas voir le cercueil à l’intérieur. Par ailleurs, on ne tracte pas la charge. Celle-ci est placée à l’avant du vélo.  

Comment avez-vous eu l’idée de lancer cette initiative ? 

La société bouge, les modes de vie évoluent. Je trouvais étonnant que les pompes funèbres n'évoluent pas également. La corbicyclette permet de repenser la procession et le moment du deuil. Je l’ai conçue comme un accompagnement à l’hommage. Sur le côté de l’habitacle, il y a des barres métalliques sur lesquels on peut accrocher des rubans ou des messages. Les familles peuvent également tenir le véhicule pour accompagner le défunt jusqu’à la dernière demeure.  

Contrairement à un corbillard motorisé, qui émet des gaz d’échappement et des vibrations, le vélo offre de la lenteur. Dans les cimetières, on peut entendre les chants des oiseaux, ou encore le vent dans les feuilles des arbres. Ce sont des sons réconfortants.  

Est-ce également un moyen de briser le tabou autour de la mort ? 

Selon moi, la pandémie a déjà permis de lever le voile sur ce tabou-là. On s’est rendu compte que la cérémonie était importante. Je défends l’idée que l’on puisse en parler. Cela fait partie de la vie. On va tous y être confronté. On n’empêchera jamais que ce soit triste mais on peut faire en sorte que ce ne soit pas sordide. Avec cette corbicyclette, on réinvente la procession. Cela devient une marche physique et symbolique. 

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