Environnement

A Lille, une université stocke l'énergie solaire pour réduire son bilan carbone

1.300 m2 de panneaux photovoltaïques sont installés sur les toits de l'îlot historique du campus.
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Des batteries pour conserver l'énergie renouvelable et favoriser l'autoconsommation : à Lille, l'université catholique, qui entend atteindre la neutralité carbone d'ici 2035, stocke désormais l'énergie solaire grâce à un puissant système développé avec l'entreprise américaine Eaton, ont annoncé mardi les deux partenaires. 

D'une capacité de plus de 210 kWh au total, le système "Eaton Xstorage buildings" vise à stocker l'énergie produite par les 1.300 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur les toits de l'îlot historique du campus, a expliqué mardi lors d'un point-presse une porte-parole d'Eaton, société spécialisée dans les systèmes électriques et la gestion d'énergie. Disposées dans le sous-sol de l'école des Hautes études d'ingénieur (HEI), qui appartient au groupe université catholique, les batteries fonctionnent depuis décembre 2018. "L'objectif est de répondre au challenge climatique, tout en proposant un support pratique aux étudiants", explique Elise Martin, attachée de presse de l'entreprise.

Le système, présenté comme une première en France sur un campus, s'intègre dans un projet plus large, baptisé "Live Tree" et lancé en 2013 par l'université pour "accélérer la transition énergétique" dans tout le quartier Vauban-Esquermes, grâce à des innovations technologiques, selon un communiqué diffusé sur le site de l'université. L'un des objectifs de "Live Tree" est de connecter les différentes sources d'énergie renouvelable, points de consommation du campus et moyens de stockage via un réseau d'énergie intelligent, de manière à rendre les bâtiments autosuffisants, à récupérer l'énergie excédentaire pour la redistribuer plus tard, ou encore à l'utiliser pour le rechargement de véhicules électriques, apprend-on dans ce communiqué. "Notre objectif est de préparer les campus de demain", a souligné le responsable du projet Live Tree Yohann Rogez. 

Avec AFP.