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Le chiffre

Les renouvelables représenteront 40% de la production d'électricité mondiale en 2040

©urbans/Shutterstock

L'Agence Internationale de l'énergie (AIE) a publié mardi 13 novembre son rapport "World Energy Outlook 2018", qui explore les grandes tendances énergétiques mondiales, dont l'électrification croissante ou l'expansion des énergies renouvelables. 

Des mutations majeures sont en cours dans le secteur énergétique mondial, mais celles-ci n'interviendront peut-être pas assez rapidement pour respecter les objectifs de l'accord de Paris. Dans son "World Energy Outlook 2018" rendu public mardi 13 novembre, l'Agence Internationale de l'énergie pointe les grandes tendances qui devraient marquer l'industrie de l'énergie dans les prochaines décennies. Ces dernières vont d'un pic potentiel de la demande mondiale de pétrole en 2040 à la "mondialisation des marchés du gaz naturel", en passant par une montée en puissance de l'électricité, qui devrait représenter 24 % de la consommation finale totale d’énergie d'ici vingt ans contre 19 % aujourd'hui, selon le scénario "New Policies". 

"Bien qu'il soit possible de pousser l'électrification au-delà de ce niveau, toutes les utilisations finales ne peuvent pas être facilement électrifiées, telles que la demande de chaleur à haute température dans l'industrie, l'aviation longue distance et le transport maritime, où l'électrification est plus difficile à réaliser en raison de contraintes économiques ou liées obstacles techniques", détaille le rapport.

Les énergies renouvelables, "technologie de choix"

Cette croissance, la plus rapide pour une source d'énergie finale, est notamment poussée par le développement des renouvelables, dont la part dans le mix énergétique mondiale devrait atteindre 40 % d'ici 2040, contre 25 % aujourd'hui, "même si le charbon reste la plus grande source et le gaz la deuxième". "Sur les marchés de l'énergie, les énergies renouvelables sont devenues la technologie de choix, représentant près des deux tiers des augmentations de capacité mondiales à l'horizon 2040, grâce à la baisse des coûts et aux politiques gouvernementales favorables", insistent les auteurs, qui appellent à de profondes réflexions, notamment de la part des décideurs. 

"Dans tous les cas, les gouvernements auront une influence cruciale sur l'orientation du futur système énergétique. Selon les politiques actuelles et prévues, modélisées dans le scénario "New Policies", la demande en énergie devrait augmenter de plus de 25 % d'ici 2040, nécessitant plus de 2 000 milliards de dollars d'investissement par an dans un nouvel approvisionnement en énergie", explique Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE. "Notre analyse montre que plus de 70 % de (ces) investissements énergétiques mondiaux seront impulsés par les gouvernements. Le message est donc clair : le destin énergétique du monde dépend de leurs décisions".