Les massifs français ont enregistré une hausse de 2,4% de leur fréquentation sur la saison 2025-2026, avec 56,1 millions de journées-skieurs, juste devant l'Autriche (53,7 millions) et les Etats-Unis (52,6 millions), détaille l'organisation d'exploitants des pistes et des remontées mécaniques dans un communiqué.
Les trois pays forment de longue date le trio de tête des destinations de ski, mais la première place était occupée l'hiver 2024-2025 par les Etats-Unis et la France n'avait pas été numéro un depuis 2014-2015.
Plus globalement, "il s'agit de la troisième meilleure saison jamais réalisée dans les stations françaises derrière les hivers 2008-2009 et 2012-2013", précise DSF, dont les membres seront réunis en congrès jeudi et vendredi à Valence, dans la Drôme.
Un enneigement précoce et favorable
"Des chutes de neiges précoces dès la fin du mois de novembre" l'an dernier ont permis des conditions d'ouverture optimales dans de nombreuses stations pendant l'avant-saison, explique DSF. Une aubaine pour attirer les vacanciers venus fêter Noël.
Le bon ensoleillement a aussi permis aux stations de prolonger leur activité cette année jusqu'aux vacances de printemps, période où la fréquentation a augmenté de 3% par rapport à 2025.
Des disparités marquées entre haute et moyenne altitude
Globalement, DSF décrit une "une saison très solide portée par les Alpes et les Pyrénées", qui concentrent les stations d'altitude. Marqué par des températures plus douces, le Massif central, les montagnes du Jura et le massif des Vosges ont souffert d'un enneigement plus variable.
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Le modèle économique face au défi du réchauffement climatique
Sous l'effet du réchauffement climatique, la tendance de long terme est à une diminution de l'enneigement, surtout en moyenne montagne. La Cour des compte alertait en 2024 sur le modèle économique du ski français "à bout de souffle".
Avec AFP