Environnement

"Gilets jaunes et conscience écologique ne sont pas incompatibles"

©NICOLASTUCAT/AFP

Alors que s'est tenue samedi 17 novembre la manifestation des gilets jaunes, certains ont taxé le mouvement d'être "anti-écolo". Une fausse interprétation selon Vincent Picard, membre de l'association ANV-COOP21, pour qui l'évènement reflète surtout une "réelle souffrance". 

Samedi 17 novembre, ils étaient plus de 280 000 "gilets jaunes" à manifester à travers la France pour exprimer leur "ras-le-bol", selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Ce mouvement, né sur les réseaux sociaux après la hausse du prix de l'essence, a provoqué de vives réactions dans l'Hexagone. De nombreux internautes accusant notamment les gilets jaunes d'être "anti-environnement" et de faire preuve "d'individualisme" vis-à-vis de l'urgence climatique. 

Dans la foulée, un deuxième mouvement est également apparu sur Internet. Celui des gilets verts, qui militent cette fois pour "une transition écologique juste et équitable", avec pour objectif de "relier la justice sociale, l'exigence démocratique et l'urgence écologique". De quoi opposer les deux camps pour certains

Mais pas pour d'autres, selon qui le mouvement n'a rien "d'égoïste". Parmi eux Vincent Picard, membre de l'association écologique ANV-COOP21, a participé aux manifestations de samedi. Ce dernier estime que "le mouvement des gilets jaunes est loin d'être absurde" et qu'il dénote "d'une réelle souffrance" de la part de "ces gens qui n'ont pas le choix de prendre la voiture" dans des territoires ruraux qui souffrent de l'absence de transports et de services efficaces. Pour lui, "gilet jaunes et conscience écologique ne sont pas incompatibles".